Le Vent d’Armor

Dans ce nouveau restaurant tourné vers la mer qui remplace Les Ronchons, tout avait mal débuté et il y avait de quoi ronchonner.

Un menu sans choix à l’heure du déjeuner. Ce n’est pas faute de rappeler régulièrement que le client pourrait au moins hésiter entre deux entrées, deux plats et deux desserts. Mais non, il y en a qui persistent. Ce sera donc un simple tartare de saumon à l’huile d’olive et au citron manquant de relief, d’assaisonnement, bref de niaque. Quand on sait que le chef a travaillé quatorze ans chez Jacques Le Divellec qui fut le grand spécialiste de la cuisine de la mer à Paris, on se prend à douter.

Et puis viennent les Saint-Jacques. Quatre noix déposées sur une crème à l’ail, surmontées de chorizo et escortées d’une purée de patate douce et d’un chou farci au foie gras. Ce n’est pas la plus belle assiette de l’année, mais il faut admettre que les associations sont justes et effacent l’a priori négatif du départ.

Et puis, il y a ce dessert, des oranges confites au Grand Marnier et mousse au chocolat amer. Une mousse de compétition ni trop compacte, ni trop aérienne, parfaitement dosée en chocolat et ces quartiers d’orange que l’on aurait pu imaginer fortement alcoolisés. Ils sont au contraire rafraîchissants et donnent envie de revenir pour découvrir le reste de la carte. Pour le dessert, on sait déjà ce que l’on prendra.

Note : 3/5