Les Chouettes

Poussez la porte, traversez le premier salon, jetez un coup d’œil à la vitrine où trônent les bonnes quilles du moment, et levez la tête. Vous pouvez faire « whaou ! » « ah, la vache ! » ou « nom d’une pipe ! ».

Au-dessus de vous, une verrière perchée à 20 mètres de haut, des coursives à chaque étage, le tout dans un style Eiffel qui fait son petit effet. C’est beau, mais est-ce bon ? Plutôt oui pour une formule au déjeuner où le chef, Alban Drevet, s’arrache pour dresser des assiettes contemporaines dont le contenu oscille entre traditionnel ou moderne. Dans la première catégorie, terrine de lapin, moutarde de Cremone aux fruits confits, joue de cochon rôti et carbonara de salsifis ou Paris-Brest. Dans la seconde, des dés de poulet emmitouflés dans du magret de canard fumé lui-même recouvert d’une feuille de chou. Et entre ces carrés, des pointes de blanc-manger à la mozzarella. Joli jeu de textures et de couleurs qui n’est rien à côté du cabillaud aux amandes, jus de potiron au kalamansi (agrume). Du poisson cuit à basse température, parfaitement nacré à l’intérieur, quelques amandes sur le dos pour le craquant et ce côté acidulé du kalamansi mêlé à la douceur du potiron parsemé ici et là de quelques herbes et légumes crus finement tranchés. La ganache chocolat noir et caramel, glace topinambour (vous avez bien lu) peut se pointer, le charme a déjà agi.

Note : 3/5