A.Manger

Les meilleurs restos-clubs de Paris

Manger bien et bon, mais aussi boire, chanter, danser, rire… tout cela en même temps, c’est finalement possible à Paris. Suivez le guide pour passer des moments inoubliables, du début de la soirée jusqu’au bout de la nuit dans ces restaurants dansants. Pour fêter un événement entre amis ou en famille, le restaurant-club est le concept idéal. S’inspirant du succès du Balagan, un bon nombre d’adresses semblent suivre le même chemin gastro-festif. Rendez-vous pour dîner puis danser, entre bons petits plats et cocktails, playlists léchés, déco cosy et soignée, dancefloor et lumières tamisées.

 

Chez Oim, restaurant dansant & cuisine rock

restaurant dansant chez oim
© Julien Sebbag

 

Mieux vaut être en forme. Au premier étage du Bus Palladium, Chez Oim enflamme son monde tous les mardis soirs depuis un mois. Des tables qui chantent, d’Aznavour à Téléphone, des anniversaires à chaque soirée et un show live en cuisine réalisé par Julien Sebbag. La gueule rock, des airs de Jack Sparrow, l’allure vintage sexy à souhait, le garçon ajoute un drapeau anglais aux tapisseries tigrées du Bus, des fleurs partout, et une scène pour poser platines, rouleaux et chalumeaux. Tombé amoureux de la cuisine israélienne à Londres, le chef s’est formé à Tel-Aviv chez quelques maîtres avant de débarquer chez Miznon, désormais classique de la cuisine israélienne du Marais. Il se lance finalement seul l’année dernière, en traiteur, avant de proposer ses services au Bus, un soir par semaine : « Un seul soir pour fériériser le mercredi, explique Julien, parce que c’était pas dispo les autres jours et puis parce que la gueule de bois le mercredi c’est un concept ». Pour démarrer, cocktails sans fausses notes et, à partager, toute la cuisine gourmande du chef en trois volets : “végétal, animal et aquatique”. Chez Oim, l’houmous change d’envie chaque semaine, les slices de saumon flambé fondent en bouche et, must des musts, le confit d’agneau à la fleur de rose ravit. Demander le jeter de brocolis pour accompagner et finir par un bon “Sweet Jane”, un hommage nourri à Lou Reed et au bon vieux rock.


Restaurant dansant Chez Oim
À l’étage du Bus Palladium, 6, rue Pierre Fontaine, 9e, M° Pigalle.
Le mardi soir. Ticket moyen : 45 €.
Réservation : mailto:reservation@chezoimparis.com

 

Froufrou, le cirque

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Restaurant Froufrou © SDP

 

Le Théâtre Édouard VII à Opéra rafraîchissait son décor le mois dernier, le couturier Alexis Mabille habillant le nouveau restaurant et son cabaret d’un décor en velours et grands miroirs aux accents Art déco. Pour l’ambiance, réserver à 22 h, après le théâtre, le brillant Romain (ex-Manko) sachant animer et agiter ses troupes avec un enthousiasme certain. Et tiens, “La Bohème” d’Aznavour pour mettre en jambes, “Paroles, paroles”, Aretha et son “Respect”, toute la salle – tripotées de filles et grandes tablées – fredonnant et dansant sans s’arrêter. Sur nappes blanches et canapés de velours, Froufrou fait aussi parler la cuisine, franchement généreuse, de Juan Arbelaez. Demander le programme, le menu façon théâtre aligne les plats en cuivre garnis de pâtes aux truffes, un os à moelle de dix mètres de long, et “must of the must”, une épaule d’agneau confite et grillée servie sur planche et à partager. Pour faire léger, commander le baba en dessert, au citron et rhum colombien, recette parfaite pour passer à l’épreuve d’après : le cabaret. Direction le Bar Cancan au sous-sol, rouge velours et bardé de miroirs, l’antre de Froufroushows burlesques, illusionnistes musiciens et artistes déjantés se succéderont dès le 15 novembre. Le champagne coulera à flot, les comédiens du quartier se mélangeront aux branchés, et tout le monde devrait s’y retrouver pour les troisièmes parties de soirée.


Restaurant dansant Frou Frou
Au Théâtre Édouard VII, 10, square Édouard-VII, 9e, M° Opéra.
Tél. : 01 47 42 92 55.

 

Roxo aux Bains: Retiens la nuit

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Restaurant Roxo © Guillaume Grasset

 

L’adresse, mythique, a fait vibrer les nuits parisiennes des années 70 jusqu’en 2000. Les Bains, institution devenue hôtel 5 étoiles et club il y a quatre ans, ouvre un restaurant bien plus accessible qu’avant. Passé les marches et l’ancienne place de la physio Marilyn, les Bains se découvrent dans un décor fabuleux. Sous un plafond ondulant tout laqué bordeaux, mix des Thermes de Budapest et d’une planète martienne, le nouveau restaurant Roxo s’installe autour d’un bar magnétique où une écurie de champions (Éric Sablonière, Benjamin Cousseau, Sébastien Serra…) secoue les shakers. Dans les verres, des cocktails qui racontent l’histoire des lieux, un Café-Calva rappelant Proust du temps des Bains Guerbois fin xixe, des recettes à l’absinthe pour rendre la fête plus folle, et une carte de plats à partager parfaitement calibrée à l’ambiance. Meilleur timing après 22 h, autour de tables-canapés, de grandes tablées ou dans les salons cachés, le chef d’origine brésilienne Bruno Grossi servant une série d’assiettes du monde bien inspirées – croque-monsieur à la truffe, tapioca au bon comté, poulpe grillé – et qui ne ruinent pas… (à partir de 14 €). Sous les sets des djs en place, le rap de Lauryn Hill et les rythmes de Justin, Roxo réussit à mélanger les genres et à décoincer. Si la porte s’est “démocratisée”, le style reste une condition d’entrée, tant mieux.


Restaurant dansant Roxo aux Bains
7, rue du Bourg l’Abbé, 3e, M° Étienne-Marcel.
Tél. : 01 44 78 34 78.

 

Edern : Happy Birthday

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Restaurant Edern © SDP

 

Révélé dans l’émission Top Chef et passé par les plus beaux palaces du monde – le Peninsula Paris en dernier – le chef Jean-Edern Hurstel, Berluti aux pieds et tablier sur jean, dépoussière une adresse du 8e – l’ancien Citrus Étoile – pour ouvrir Edern. « Une table gastronomique mais démocratique, dixit le chef, une envie de plaisir en cuisine et de décontraction en salle », qui se décline autour d’un bar à cocktails, et d’une salle flambant neuve, bardée de touches street-art (avec Astro le petit robot et Marilyn retapée), où venir dîner à 2, 4 ou 10. Tous les soirs, les playlists de djs réchauffent l’ambiance, et la cuisine du chef, délicate, créative, se laisse aller au bon, même au très bon. En favoris : le saint-pierre et sa soupe de poissons, l’épaule d’agneau de lait et la dorade royale en ceviche aux agrumes et avocat, et pour les retardataires, l’assiette de linguine au homard bleu et les spaghettis à l’encre de seiche. Final sucré excellent, le chef pâtissier Yann Le Douaron gâtant de variations au chocolat divines. Au fil de la soirée, le son monte crescendo, les djs en place passent des rythmes lounge aux tonalités plus pop et électro, et tout le monde trinque au champagne, à la coupe de Cristal Roederer pour le meilleur. Les week-ends, filles et garçons grimpent sur banquettes et fauteuils, les habitués célèbrent contrats ou anniversaires, et finissent généralement au sous-sol pour le dernier verre du cigare-lounge.


Restaurant dansant Edern
6, rue Arsène Houssaye, 8e, M° George V.
Tél. : 01 45 63 88 01.

 

Le Piaf : Alors, on danse

Autoproclamé “lieu d’encanaillement”, le Piaf ouvrait l’année dernière dans le 8e, Laurent de Gourcuff et Gilles Malafosse aux manettes (Monsieur Bleu, Girafe…). Tout vêtu de rouge velours, des banquettes capitonnées aux rideaux, décoré de tableaux, de miroirs et lustres à pampilles, le Piaf fait chanter ses foules – 25-35 ans du quartier en masse –, le pianiste et chanteur en chef alignant les grands standards – Johnny en premier, Sinatra, Aznavour ou Gainsbourg – pour être repris à tue-tête. Ambiance joyeuse donc, et dans l’assiette des plats qui ne laissent personne indifférent, le magret de canard, le carré d’agneau en valeurs sûres, et une liste de cocktailstenter le Zombie à tous les rhums – capable de vous emmener loin, très loin. Cela tombe bien, le Piaf tient son nid au sous-sol, un club avec sons des djs et danse pour qui veut jusqu’à 5h du jeudi au samedi soir.


Restaurant dansant Le Piaf
38, rue Jean Mermoz, 8e, M° Saint-Philippe-du-Roule.

Tél. : 01 47 42 64 10.

 

Mob Hotel

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© Paul Bowyer

 

Attention, ça risque de déménager sec au Mob Hotel. À Saint-Ouen, le Mob revient le 11 novembre avec la Unplugged. Après Passi, Arthur H et Oxmo Puccino, c’est Neneh Cherry qui s’invite en concert très privé. De 18 h à 20 h, tout le monde chante “7 seconds” ou “Woman” sur la scène live du resto, cocktails à la main. Et l’after-party se poursuit aux bonnes pizzas bio, au doux cabillaud, à la bavette, au tagine de légumes… (nouveau menu et nouveau chef le 15 novembre).

Restaurant dansant Mob Hôtel
4-6, r. Gambetta, Saint-Ouen (93).
www.mobhotel.com


Et aussi…

Balagan 

Rue d’Alger, l’équipe de l’Experimental Cocktail Group s’est associée à deux pointures israéliennes, les chefs Assaf Granit et Uri Navon. Un “joyeux bordel” (traduction de Balagan en hébreu), une collection de mezzés donnant l’eau à la bouche, et passé 23 h, filles et garçons perchés sur les tables, liqueurs décapantes à boire au goulot et bonne humeur générale. La maison tient aussi son bar de poche, tout en velours rose, parfait pour roucouler après l’orgie en cuisine.

9, rue d’Alger, 1er, M° Tuileries.
Tél. : 01 40 20 72 14.

Nolinski

L’hôtel 5 étoiles d’Opéra se réveille en cette fin d’année avec ses nuits Cabaret au sein du Grand Salon. Autour de cocktails et tapas, contorsionnistes, jongleurs, danseuses de hula-hoop viennent s’activer sur scène pour un show déjanté (9 novembre, 14 décembre, 11 janvier, 15 février…). À suivre aussi, la carte blanche donnée à Brian Scott Bagley, showman d’origine américaine révélé au Très Honoré puis au Crazy Horse, le garçon autoproclamé « fils spirituel de Samy Davis Junior et Liza Minelli, adopté par Joséphine Baker » et toujours perché sur talons, assurant un show désopilant, avec pianiste et invités surprise (16 novembre et 7 décembre), le dîner suivant.

16, av. de l’Opéra, 1er , M° Pyramides.
Tél. : 01 42 86 10 10