L’inconnu

Japonais, ancien second du double étoilé Passage 53 (2e), Koji Higaki vient d’ouvrir son restaurant… italien.

Une drôle d’histoire, bien réelle. Rue Pierre Leroux (7e), derrière une façade sans enseigne, tables maculées et serveurs compassés s’alignent, avec l’austérité de ces adresses hautement gastronomiques d’une autre époque. La carte appelle pourtant à plus de bonhomie : c’est d’Italie qu’il s’agit ! Et à des prix plus modérés que le décorum ne le laisse supposer.

Ce jour-là, à 30 € au déjeuner, mousse de chou-fleur amandée en amuse-bouche – délicat, contrasté, doucereux –, noix de Saint-Jacques crue, gratin de salsifis, crème au raifort et pousses d’épinard puissant, mais brouillon –, pâtes au ragoût d’agneau et céleri-rave frit – goûteux, précis, majuscule –, tiramisu déstructuré – ultra-léger, vif, addictif. Focaccia maison et jolis vins de la Botte suivent (roero arneis de Matteo Correggia – 7 €, chianti classico d’Isole e Olena – 8 €). Une table d’affaires à faire.

Note : 3/5