On a testé Caché : le nouveau restaurant intimiste au Père Lachaise

Perdu au fond d’une impasse, Caché, le nouveau restaurant accolé au cimetière du Père Lachaise détonne de par son lieu et sa cuisine. Un projet de longue date emmené par une équipe italienne qui nous a régalé.

Caché : une équipe aux fourneaux depuis dix ans

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Derrière le projet se cachent Gianpaulo et Lorenza, deux Italiens qui ont lancé en 2009 un service de traiteur pour les maisons de couture appelé La Petite Table . Après avoir mis sur pied divers projets à l’image de leur premier resto La Petite Table dans le Marais ou Pastificio (fermé puis réouvert sous le nom Mara, une nouvelle table méditerranéenne), ils décident de retaper le premier étage de leurs locaux du 20è. « Dans notre immeuble indépendant de 600m2, au rez-de-chaussée, il y a 250 m2 de laboratoire de cuisine et l’étage avait besoin d’un coup de lifting. Il a fallu deux ans et demi de travaux dont du gros œuvre pour en faire un resto aux allures de loft new yorkais ou East London avec de la brique, du métal et dans un esprit brut » nous déclare Gianpaulo.

Gianpaulo nous confie aussi qu’une terrasse est en cours d’élaboration pour les beaux jours.« D’ici avril, la terrasse pourra accueillir jusqu’à 50 couverts, le long du Père-Lachaise. L’offre food sera totalement différente de l’intérieur, avec une cuisine fraiche axée poisson et un bar qui proposera des cocktails à l’agave (mezcal, tequila).» Pour l’instant, le resto propose deux ambiances, un resto intimiste le soir et plus convivial le weekend en format un brunch – deux services le samedi, trois le dimanche.

Un restaurant – bar aux allures de loft

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Un soir de semaine, il faut oser s’aventurer dans la Villa Riberolle, un dédale de petites ruelles pour trouver Caché. On a comme une impression d’entrer par la porte de service. On découvre ensuite, une immense verrière, une lumière tamisée à la bougie et au centre, un ensemble de canapés d’où partent de belles rangées de tables. Le bar est imposant et laisse entrevoir la cuisine.

Le cadre, une ancienne imprimerie devenue un loft intimiste à la déco minimaliste, est assez beau. Un lieu assez insolite qui fait rêver et qui nous laisse respirer grâce à ses grands espaces. Lors de l’ouverture, la cuisine alternait les chefs de façon pop up, mais depuis janvier, Caché propose un menu à quatre mains. Jusqu’au 10 mars 2020, laissez-vous bercer par Lorenza Lenzi et Diego Corres, qui proposent une cuisine prenant racine à Rome et à Naples. La carte voguera ensuite vers des horizons espagnols. Enfin, la réservation est fortement conseillée.

Une cuisine élaborée, de saison et aux accents ensoleillés

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Place à la dégustation. On se lance avec deux cocktails : le Gottino (vermouth, gentiane, citron, soda) savoureux mélange à l’amertume prononcée pour les amateurs et le Gaia (rhum, amaro, citron, menthe), plus sucré, idéal pour se mettre en appétit. La carte, évolue chaque jour et respire la fraicheur avec des produits simples et sourcés auprès de petits producteurs italiens. En entrée, on découvre notamment cette pizzetta fritta – aux allures de petit chausson – à la ricotta, scamorza, mozzarella et cime di rapa. C’est moelleux et le fromage coule à chaque bouchée. Quant à la burrata nature avec son petit lit de courge et noisette du Piémont, elle est plus classique mais reste savoureuse.

Pour matcher avec notre vin blanc, on opte pour les pasta – également au menu, un poisson et une viande. Notre choix se porte sur les pappardelle, à la crème de cèpes et morceaux de truffes bien généreux. Les spaghetti à la vongole nous embarquent à Naples avec une sauce légèrement relevée et des herbes pour adoucir le tout. En dessert, grosse claque avec la tarte chocolat gianduja, crème montée mascarpone et confit de clémentine. Un mélange de saveur dément et une onctuosité qui caressent nos papilles pour un final explosif.

Caché
13 Villa Riberolle, Paris 20è
Ouvert du mardi au samedi de 19h à 2h et le week-end de 11h à 17h