Restaurant Polissons

Le Richer (IXe) fait école. Les anciens chefs de ses fourneaux se lancent, avec succès.

Ce fût le cas d’Alexandre Giesbert, aujourd’hui copropriétaire de Roca (XVIIe), Roco (XVIIe), Rococo (Xe) et Daroco (IIe). Au tour désormais de Romain Lamon. Après quelques semaines d’ouverture seulement, les bruits de casserole enflent, ouvrant grand l’appétit. Sur place, la quiétude règne. Lumières douces, tables de bois, chaises 50’s et aplats bleu apaisent. L’assiette, elle, fait feu de tout bois, dans un double registre : traditionnel au menu du déjeuner, bistronomique à la carte. Dans un cas, cela donne un céleri rémoulade – vif -, puis un pot-au-feu – finaud -. Dans l’autre, un fin velouté de cresson, salsifis confits et riz soufflé (9€) – doucereux et texturé -, un pavé de cabillaud, gnocchis à l’ail et soupe de poisson (20€) – précis et percutant – et du chocolat en biscuit, caramel au beurre salé et pain de Gènes (9€) – brouillon et un peu sec -. La simplicité de la formule vs la préciosité de la carte. Les vins, eux, s’accordent à respecter leur terroir, sans faux pas ni entaille dans le portefeuille. Bref, prenez une bonne résolution : soyez Polissons !