Sauvage

L’enseigne détonne dans un Saint-Germain-des-Prés plus commerçant que militant. Le lieu aussi. Bois brut, frigos à portée de main et casiers à vin tranchent dans le lard. De quoi éveiller la curiosité de passants tout comme il faut.

Un spectacle en soi. L’autre intrigue tient dans les bouteilles exposées, nature et tout aussi engagées, du jus à l’étiquette en passant par les prix cave (10 € de droit de bouchon). Ça donne quoi ? Sancerre de Sébastien Riffault 2010 (21 €), beaujolais La Bonne Pioche de Michel Guignier 2011 (17 €), gaillac Bois Moisset 2012 (13 €)… Que du bon. Et avec ça ? Une assiette de palourdes et jus de cuisson (10 €) – généreux et délicatement relevé –, une saucisse du Jura en bouillon de légumes (14 €) – précis et réconfortant –, une assiette de fromages (brebis, chèvre, tomme de vache…, 10 €) – complet et goûtu. Le temps passe, les verres défilent… Et si, désormais, il y avait un « après à Saint-Germain-des-Prés » ?

La note de la rédaction : 3 sur 5.