Vincent Saulnier et la French american bakery (FAB)

Lorsque le groupe de presse dans lequel il exerçait comme directeur commercial s’est trouvé en liquidation, Vincent s’est souvenu de ses étés d’ado aux USA, quand la mère de la famille qui l’hébergeait cuisinait cookies et cheesecakes délicieux.

Se rappelant aussi son diplôme d’école de commerce, et profitant d’un accompagnement dans le cadre de son licenciement, et d’un entourage solide(aire), il se lance alors dans son projet de “cantine” franco-américaine : emprunts, investissement personnel, montage de dossier et puis élaboration de recettes américaines avec des ingrédients français, « par exemple du cream cheese breton ou de la crème fraîche normande dans le cheesecake, pour le rendre plus onctueux ».

Il trouve un local dans un quartier très commerçant (donc cher) qu’il aime, le fait transformer en un havre de bois brut et blond, luminaires en potence, fresque murale d’artiste, un poil hipster, simple et chaleureux. Brooklynesque à souhait. Il travaille tous les jours, beaucoup, sert lui-même ses clients, a embauché cinq personnes, parvient déjà à se verser un petit salaire. Sandwichs, salades, jus fous, cafés, latte et tutti quanti, plus toutes les pâtisseries : tout est frais et fait maison, sauf le pain made by Julhès, à côté.

Le café, aussi, vient d’une brûlerie de Belleville. Une vraie tuerie. Et lui, Vincent, il est très sympathique. Comme les autres, son plus grand plaisir, ce sont les clients, heureux immédiatement, qui discutent et reviennent. On les comprend.