Virtus

Drôle d’adresse du 12e. Un couloir étroit alignant fauteuils et suspensions dépareillés post 50’s ; touristes américains et cravatés d’ici ; duo de chefs nippon-argentin et sommelière reconnue des Amériques.

Forcément, la question se pose : qu’est-ce qu’on va bien pouvoir manger ici ? La réponse est là, entre deux livres sur Tadao Andō et Joe Colombo : une feuille volante proposant une cuisine simple d’apparence, presque ménagère : “Déclinaison de tomate, burrata” ; “Bavette d’aloyau, asperge verte, purée de petit pois”… Et sur table ? Pas de surprise, si ce n’est une esthétique ultra-soignée et une précision suisse. Beignet d’asperge blanche et béarnaise (14 €) – un tantinet chiche et fade –, carré de porc et mini carottes rôties (19 €) – gourmand et vif –, coriandre, pomme verte et sorbet au yaourt (8 €) – ciselé et rafraîchissant. Un éloge de la délicatesse faisant souvent mouche et parfois plouf. Les vins, eux, mettent dans le mille à chaque coup(e) : vinho regional Beiras Maria Gomes 2014 (6 €) – droit –, rioja Inedito H12 2009 (10 €) – profond. Ami(e)s des arts et du « bon goût », cette table est pour vous !

Note : 3/5