XVII sur Vin, une once de tradition

Le bistrot Félix n’est plus mais l’esprit est resté.

De la banquette en veux-tu en voilà, des miroirs XXL, des publicités sur plaques émaillées et une cuisine qui hésite entre bistrot canaille, classiques nostalgiques et assiette gastronomique. Ca ne vaut pas 17/20, mais la moyenne est dépassée pour la généreuse frisée aux lardons et œuf poché. Une frisée bien sous tous rapports, pimpante du matin. Des lardons de compétition, gros comme un pouce, et l’œuf poché cuit à la perfection.

De générosité, il en est aussi question dans le parmentier de canard aux échalotes confites. Voilà un plat où il y a souvent de l’abus avec des ratios canard pommes de terre largement en faveur de ces dernières. Ici, dans la cocotte, le canard ne fait pas de la figuration. Il est rare que la fourchette plongée au cœur du plat ne remonte qu’avec de la purée. C’est moins probant pour les échalotes, mais elles n’ont pas non plus le premier rôle.

Du côté des desserts, ça sent la nostalgie avec un défilé de crêpes Suzette, de savarin, de riz au lait, de soufflé et de brioche perdue. Et puis, il y a cette marquise au chocolat que l’on ne voit plus guère sur les cartes. Un gâteau au chocolat sans farine et sans cuisson habituellement servi avec une crème anglaise remplacée ici par une sauce café Arabica. Du coup, on zappe le café pour l’addition…un peu lourde !