À quel point Paris s’est-il vidé durant le confinement ?

On les voit sur les réseaux sociaux et dans les journaux télévisés. Les images de Paris vidé de ses habitants nous font à tous un drôle d’effet. Impossible alors de ne pas se demander : combien sont-ils à avoir quitté la capitale pour se confiner ailleurs ?

Paris intra-muros Photo by Pascal Weiland on Unsplash

Rester à Paris ? Fuir en province ? Nombreux sont les Parisiens à s’être posé la question quand fut annoncé le confinement. L’exode fut loin d’être un épiphénomène, à en croire les trains pris d’assaut immédiatement dans l’optique de se mettre au vert. Les données de géolocalisation collectées par l’opérateur Orange à la fin du mois de mars l’ont vite confirmé : 17% des habitants du Grand Paris ont quitté la métropole entre le 13 et 20 mars.

Une baisse de population de 11% dans Paris intra-muros

Qu’en est-il pour Paris intra-muros ? Une étude de l’Insee datant du 8 avril a permis d’affiner les résultats. Selon elle, Paris a vu « sa population présente en nuitée diminuer de 580.000 à 610.000 personnes, soit un quart de sa population présente en nuitée avant le début du confinement ». Parmi elles, une grande majorité n’est en réalité pas parisienne : 40% des personnes parties sont des résidents d’autres départements français de passage à Paris. Et 28% sont des étrangers se trouvant dans la même situation. «Seuls » les quelques 33% restants à s’être exilés hors de la capitale sont bel et bien Parisiens à l’année. En clair, 200 000 résidents parisiens auraient quitté la capitale au moment du confinement, soit 11%.

Un exode pas forcément lointain

Si beaucoup ont choisi de se confiner sur la côte Atlantique, en Normandie, en Bourgogne ou encore en Bretagne, tous ne sont pas forcément allés aussi loin. Selon l’étude, les départements de grande couronne tels que les Yvelines, la Seine-et-Marne, le Val d’Oise ou encore l’Essonne ont vu leur population augmenter de 1 à 2,5% .

L’Insee précise cependant que tous ces chiffres sont provisoires. Ils « seront amenés à être consolidés, puis actualisés à partir d’informations plus récentes, provenant de plusieurs opérateurs et de sources alternatives».