Agnès Varda, disparition d’une étoile du cinéma

La cinéaste Agnès Varda s’est éteinte dans la nuit du jeudi au vendredi 29 mars, à l’âge de 90 ans. Retour sur la vie d’une figure engagée du cinéma français.

Agnès Varda, une féministe aux talents multiples

agnès Varda
© TEDx VeniceBeach on Flickr’

 

Photographe, plasticienne, réalisatrice, scénariste, il n’est pas de domaine qu’Agnès Varda ne maîtrise pas.  L’auteure des succès cultes Bonheur et Cléo de 5 à 7 se révèle rapidement être une féministe engagée. Figure féminine majeure du cinéma des années 1960, elle signe en 1971 le « manifeste des 343 »,  un appel général à la légalisation de l’avortement. Tant dans la réalité que dans la fiction, Agnès Varda se bat pour l’égalité des sexes. Sa comédie musicale L’une chante, l’autre pas traite de l’émancipation de la femme, et Cleo de 5 à 7  raconte l’histoire d’une jeune femme dans l’attente de résultats médicaux importants, véritable plongée intimiste  dans une psyché féminine très peu représentée à l’époque. Avec son décès, une page de l’histoire du cinéma français se tourne. Cette pionnière de la Nouvelle Vague et amie des arts (on se souviendra notamment de son road trip avec le street artiste JR, et leur documentaire Visages, villages) laissera à jamais son empreinte sur le 7e art.