Bonne nouvelle : Mains d’Œuvres reviendra bientôt à Saint-Ouen !

La bataille judiciaire qui opposait Mains d’Œuvres à la mairie UDI de Saint-Ouen vient de trouver un heureux dénouement. Après une brutale expulsion réalisée début octobre 2019, le tribunal de Bobigny a prononcé son délibéré en faveur de l’établissement culturel mythique mercredi 15 janvier. La ville de Saint-Ouen devra rapidement réintégrer Mains d’Œuvres dans son bâtiment historique de la rue Charles Garnier. Joie !

Laboratoire culturel bouillonnant

Pour ceux qui n’auraient pas suivi les rebondissements qui ont secoué la sphère culturelle du 93 en fin d’année, voici un bref rappel des faits. Pendant plus de 20 ans, Mains d’Œuvres a fait office de refuge à de nombreux artistes. Au fil des années, ils ont été plus de 15 000 à élire résidence entre ses murs de brique. Haut lieu de création dans les domaines de la musique, de la danse, des arts visuels et numériques et du théâtre, Mains d’Œuvres s’est forgé au fil du temps une solide réputation dans le milieu des arts et de la culture.

Son ouverture sur le monde et sur son territoire lui a permis de s’intégrer de façon durable dans le paysage de la ville de Saint-Ouen en offrant concerts, expositions, performances, installations, débats, soirées et festivals avec le très indé « Mo’Fo« .

Une pépite de la culture alternative qui a fait vibrer la scène parisienne jusqu’au 8 octobre 2019, 8h du matin, lorsque, cernés de cordons de CRS, les membres de l’équipe et les artistes ont dû quitter précipitamment les lieux. La raison ? Une bataille judiciaire opposait la friche culturelle à la mairie de Saint Ouen depuis fin 2017, date à laquelle cette dernière avait décidé de mettre fin au bail de Mains d’Œuvres pour y installer un conservatoire municipal à la place.

Deux ans de bataille judiciaire

Pendant près de deux ans, l’association a multiplié les recours judiciaires  et les demandes de médiation afin d’éviter son expulsion et c’est avant même d’avoir obtenu un jugement définitif que la mairie a décidé de procéder à l’expulsion du collectif. Entre pétition de soutien et appui du ministre de la Culture, Mains d’Œuvres a continué le combat sans relâche. Donnant encore et toujours corps à ses projets et à ses événements dans des lieux délocalisés. Le Mo’Fo reviendra par exemple avec une version itinérante entre Saint-Ouen et Paris les 23, 24 et 25 janvier.

Une ténacité sans faille et des espoirs toujours renouvelés qui ont fini par payer mercredi 15 janvier avec l’annonce du tribunal de Bobigny de réintégrer l’organisation dans sa fière demeure audonienne. Ravi de partager la nouvelle avec ses habitués, Mains d’Œuvres s’est empressé de publier une annonce sur sa page Facebook : « Nous avons toujours fait confiance à la justice dans le différend qui nous oppose depuis plusieurs années à la ville. Elle s’est exprimée aujourd’hui. Cette décision est une victoire pour la culture, pour celles et ceux qui la font vivre au quotidien. »

On a hâte de pendre à nouveau la crémaillère avec eux !

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