Ces choses dont on ignore (souvent) qu’elles sont interdites à Paris

Irréprochable comme vous êtes, vous pensez n’avoir jamais été responsable d’aucun délit à Paris ? Il y a fort à parier que vous avez pourtant déjà bravé des interdits. Parce que vous ne souhaitez certainement pas que cela se reproduise, nous vous avons concocté un article en forme de rappel. Voilà ce que vous ne devrez jamais plus faire dans la capitale pour mériter votre auréole.

Boire le soir sur les quais

<small>Photo by Robin Benzrihem on Unsplash<small>
Photo by Robin Benzrihem on Unsplash

 

On vous a vu l’été dernier trinquer avec vos amis au milieu de la nuit sur les quais proches de l’Hôtel de Ville. Pris en flagrant délit, un verre de rosé à la main ! Vous ne voyez pas le mal ? Vous étiez pourtant hors-la-loi. Du 4 juillet au 30 septembre 2018, un arrêté a été posé par la maire du VIIe arrondissement Rachida Dati. Il était interdit de consommer de l’alcool (et d’en vendre) entre minuit et 7h du matin sur une bonne partie des quais. De Bir Hakeim jusqu’à Tolbiac, du Pont Mirabeau au pont d’Iéna, ainsi que du pont Royal au pont de Tolbiac pour être précis. Le but ? Garantir la sécurité et éviter la vente d’alcool à la sauvette.

En savoir plus sur l’arrêté

 

Publier des photos de la tour Eiffel de nuit (jusqu’en 2016)

©JOHN TOWNER on Unsplash
©JOHN TOWNER on Unsplash

 

Des photos de la tour Eiffel de jour, on peut en publier sur les réseaux sociaux à tire-larigot. Le monument étant depuis un moment tombé dans le domaine public. Mais son éclairage de nuit, lui, une œuvre à part entière datant de 1985, est encore protégé par le droit d’auteur. Ce qui était censé obliger tout le monde jusqu’à peu à demander une autorisation et à payer (cher) avant d’en poster un cliché. Heureusement, un amendement voté le 6 avril 2016 est venu tout changer : il autorise particuliers et associations à publier des photos d’œuvres architecturales et de sculptures soumises au droit d’auteur, tant que l’usage qui en est fait n’est pas commercial.  Nous voilà sauvés !

 

Faire voler un drone

<small>Photo by Aditya Chinchure on Unsplash<small>
Photo by Aditya Chinchure on Unsplash

 

Vous avez reçu en cadeau à Noël ce super joujou ? On est content pour vous, mais n’espérez pas trop vous en servir à Paris… Pas d’ambiguïté du côté législatif : à Paris et en petite couronne, il est strictement interdit de faire voler un drone. Et ça ne rigole pas, car l’infraction est punie de 75.000 euros d’amende et d’un an d’emprisonnement. Il faut s’éloigner de la capitale pour trouver des zones où piloter son appareil en toute impunité. Mais attention, car dans certaines d’entre elles, la hauteur du vol peut être limitée. Et il existe aussi des interdictions temporaires. Mieux vaut donc bien se renseigner ou carrément se contenter des quelques espaces de vol indoor d’île-de-France.

 

Fumer dans certains parcs

<small>Square des Batignolles JoeBleck, CC BY-SA 3.0<small>
Square des Batignolles JoeBleck, CC BY-SA 3.0

 

S’abstenir de fumer dans les restaurants, les cafés ou les gares vous paraît aujourd’hui normal. Autant d’ailleurs que vous allumer une clope une fois le grand air retrouvé. Pourtant, même à l’extérieur, vous n’avez pas la garantie d’être dans votre bon droit. Depuis 2015, il est par exemple interdit de fumer dans les aires de jeux des parcs parisiens. Et depuis juillet 2018, la pratique est déconseillée dans certains parcs tout court, dont le jardin Anne Franck (3e), le parc George Brassens (15e) ou encore le square des Batignolles (17e). Rassurez-vous, si vous vous y promenez tout de même la clope au bec, vous ne risquez aucune contravention. Juste une leçon de savoir-vivre de la part des agents d’accueil et de surveillance.

 

Jeter son mégot par terre

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Photo by Irina Iriser on Unsplash

 

Jeter négligemment votre mégot sur le trottoir, après votre pause cigarette. L’écraser énergiquement avec le pied. Ces petits gestes sont désormais à bannir de votre quotidien. Depuis le 1e octobre 2018, cela peut en effet vous en coûter une amende de 68 euros. A la place, la municipalité invite les fumeurs à jeter leurs mégots dans l’une des 30 000 poubelles-cendriers installées dans les rues de la capitale. De grands moyens pour endiguer ce qui ressemble à un véritable fléau : chaque année, ce sont 350 tonnes de mégots qui sont retrouvés dans Paris et qui nécessitent d’importants frais de ramassage.