Ces quartiers où voir les plus jolies maisons de Paris

Mais où sont donc passées les maisons parisiennes d’antan ? L’afflux de populations dans la capitale a profondément modifié le paysage urbain et on dénombre aujourd’hui, selon les dernières données de l’Insee datées de 2012, quelques 13 094 maisons individuelles à Paris. Des pépites, souvent situées dans des quartiers préservés. Ces propriétés se vendent vite et bien lorsqu’elles sont proposées à la vente au prix, c’est-à-dire aux alentours de… un million d’euros. Selon les professionnels de l’immobilier, les quelques villas et pavillons vendus sous ce seuil nécessitent généralement des travaux importants, dont l’enveloppe se chiffre en plusieurs centaines de milliers d’euros.

 

Les maisons ouvrières du 19e arrondissement

Maison parisienne
© CpasKmoi CC BY-NC-ND 2.0

 

Pour admirer ces bâtisses, les curieux peuvent s’aventurer dans le 19e arrondissement, près du métro Danube, sur la ligne 7bis. Là se trouve le quartier de la Mouzaïa où les maisons ouvrières sont légion. Des villas réalisées entre la fin du XIXe siècle et le début des années 30, imaginées pour les ouvriers du coin. Le sous-sol, creusé par les carrières de gypse et de calcaire, ne permet pas de construire d’immeubles sur ces terrains-là, d’où la décision de fabriquer des maisons. Pour dénicher d’autres pavillons dans l’arrondissement, il faut se rendre sur la Butte Bergeyre, non loin du parc des Buttes-Chaumont. Un escalier donne accès à un petit secteur où s’enchaînent les résidences individuelles et depuis lequel, au coucher du soleil, on peut admirer le Sacré Cœur et la tour Eiffel.

 

Les meulières du 13e arrondissement

Maison parisienne, meulière
©degrés 360 CC BY-NC 2.0 Flickr

 

La Butte aux Cailles regorge elle aussi de maisons ouvrières appelées « meulières ». Des propriétés dont le nom vient de la roche qui sert à la conception des meules à grain utilisées pour les construire. Au 10 rue Daviel, à quelques minutes du métro Glacière, on peut se balader dans la cité-jardin du même nom. On la surnomme « la petite Alsace » en raison des 40 maisons en briques et à colombages réalisées en 1912 par l’architecte Jean Walter. Des bâtisses conçues, elles aussi, pour les ouvriers du secteur, notamment ceux de l’usine automobile Panhard, dont le bâtiment est encore visible au 16 avenue d’Ivry ou de la raffinerie de sucre Say, implantée à l’origine dans le 13e arrondissement.

 

Les gated community du 16e arrondissement

Maison parisienne, Gated community
© Paris-Sharing CC BY 2.0 on Flickr

 

Plus discrètes, les gated community, où voies privées, cachent de nombreux pavillons parisiens. La plus célèbre d’entre elles est la Villa Montmorency, avec ses hôtels particuliers de style anglo-normand. Y résident de grands industriels tels que Xavier Niels, le PDG de Free, ou Vincent Bolloré, président du groupe du même nom. Plus loin, près du métro Michel Ange Auteuil sur la ligne 10, se trouve le vieux village Auteuil, souvent méconnu. En se rendant au début de la rue Parent de Rosan, on découvre quelques villas privées, tout comme dans la rue Molitor. A noter que le quartier fait la part belle à l’architecture Art Nouveau.

 

Montmartre, un village dans le 18e arrondissement

maisons parisiennes à Montmartre, Paris
© Vania Wolf CC BY-SA 2.0 on Flickr

 

Le plus célèbre des villages parisiens est bien connu pour ses maisons et hôtels particuliers que l’on peut croiser un peu partout. Notamment rue Cortot, à côté du musée Montmartre. C’est là que l’on trouve les plus vieilles résidences individuelles du village. L’avenue Junot abrite, elle, les maisons les plus chères du quartier. La villa Léandre abonde de pavillons de campagnes. C’est d’ailleurs là que le peintre et sculpteur allemand, Max Ernst, séjourna quelques temps.