Ces relous qu’on croise toujours dans les supermarchés parisiens

Personne n’y coupe ! La corvée hebdomadaire, c’est de faire les courses pour remplir son frigo, cette bête insatiable jamais contentée. Un réfrigérateur plein n’est-il pas synonyme d’une vie bien rangée ? Mais hormis les deux oignons en fin de vie et le pot de moutarde plein de moisissures, celui-ci n’est jamais très garni. Pourquoi donc ? Peut-être est-ce par flemme qu’on repousse la corvée des courses… Ou peut-être est-ce juste pour ne pas avoir à y croiser ces 5 types de personnes, racailles de supérettes et terreurs du shoppeur de dernière minute.

 

Celui qui repose les produits au mauvais endroit

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© Mathieu Janvier

 

Le perfectionniste en chacun de nous souffre mille tortures lorsqu’il croise un paquet de jambon au milieu d’un étal de légumes. Alors on peut changer d’avis, bien sûr, mais ça coûte quoi de prendre trente secondes pour reposer le truc à sa place, au lieu d’infliger une tentation pernicieuse de plus aux courageux vegans ?

 

Celui qui juge tes articles en caisse

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© Gerardo Marrufo on Unsplash

 

Alors oui, c’est samedi soir, je suis célibataire et j’ai prévu une soirée entre potes. Oui, ça peut se voir en regardant mes articles. Mais est-ce une raison pour me toiser d’un regard goguenard lorsque je dépose mes 12 canettes de bière, ma pizza surgelée et mon paquet de chips au fromage sur le tapis roulant d’un air faussement nonchalant ? Ce genre de regard qui pousse à ajouter une salade verte à tes achats juste pour avoir l’air healthy, celle-là même qu’on retrouvera des mois plus tard (un peu moins verte) entre les deux oignons et le pot de moutarde.

 

Celui qui règle ses 143 euros de courses en centimes

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©Gilles François on Unsplash

 

La fin du mois est difficile pour tout le monde. Mais de là à écumer le moindre recoin de son appartement en quête de centimes échappés, on dit non ! Un peu de respect pour le malheureux hôte de caisse qui va devenir dingue en comptant toute cette menue monnaie douze fois. Le tout en jetant des regards désolés à tous les clients furibonds qui attendent.

 

L’enfant qui pique sa crise parce qu’on lui refuse quelque chose

 

Alors oui, on adore ces merveilleux bambins qui emplissent nos quotidiens de rires innocents. Mais lorsque ceux-ci explosent en sanglots au milieu des rayons et hurlent leurs poumons au moindre caprice, au point de couvrir de leurs voix pas si fluettes la soupe entêtante du dernier album de Mylène Farmer diffusée dans le magasin, c’est lourd. (Quoique…) De quoi faire réfléchir à la vasectomie.

 

La personne qu’on connait vaguement

 

Ça ne manque jamais, il y a toujours une vague connaissance, qu’on salue brièvement puis qu’on recroise systématiquement dans chaque rayon, accompagné d’un sourire gêné et d’un rire maladroit. C’est encore plus embarrassant lorsque cette personne jette un coup d’œil à nos articles et y aperçoit un truc dont on a honte. Préservatifs, jouets pour enfants alors qu’on n’en a pas, crème pour les hémorroïdes… Il y a toujours quelque chose.

Alors on reporte son courage à demain, on lâche son panier et on part se nourrir exclusivement au grec du coin. Et tant pis pour les kilos en trop, il suffira d’aller à la salle.