Coronavirus : et si on en finissait définitivement avec la bise ?

L’habitude de claquer deux, trois ou quatre bises selon les régions, à ses amis ou à ses collègues, va-t-elle disparaître après l’épidémie de coronavirus ? Cette tradition tellement française de la bise pourrait pâtir des mesures de distanciation sociale prises pendant la crise. Pour le plus grand bonheur de certain.e.s.

Il y a la bise coquine, celle qui permet de renifler l’odeur de l’être convoité, mais il y a aussi la bise matinale du collègue qui vient de s’enfiler un café-clope, ou celle qui oblige à un contact un peu trop rapproché avec des personnes que l’on vient de rencontrer. Coller ses joues à celles d’inconnues pour se saluer, quand on y pense, cela est bien étrange. Surtout pour les femmes, qui n’ont pas le privilège masculin de se tenir à distance et de se serrer la paluche.

Mais voilà, à peine commençait-on à parler du coronavirus en France, que les spécialistes se mettaient d’accord sur une chose : plus de contact humain, et donc plus de bise. Terminé les embrassades à rallonge, les bises ratées qui manquent de déboucher sur un smack avec son patron ou beau-papa, et ces rapprochements malaisants. Plus de germes qui passent de joue en joue, plus de salive qui reste collée sur la fossette et plus de cheveux dans le visage ni de lunettes qui s’entrechoquent pour les binoclards. De toutes façons, en dehors de l’Hexagone, personne n’a jamais compris cette manière de se dire bonjour ou au revoir, que ce soit aux Etats-Unis où l’on se « hug », au Tibet où l’on se tire la langue, ou encore en Inde où l’on joint ses mains devant soi.

Sur les réseaux sociaux, notamment Twitter, la disparition de ce rituel très franco-français semble en ravir plus d’un, certains militant pour le « salut japonais », qui consiste à effectuer une petite courbette face à son interlocuteur.

Une autre internaute suggère l’utilisation du salut de Pocahontas, à la mode amérindienne, quand un autre recommande le salut vulcain, popularisé par Star Trek. Des alternatives réjouissantes pour tous les phobiques de la bise.