Faits divers : Deux chevaux dans une pâtisserie

En 1914, la circulation à Paris devient de plus en plus dangereuse ! Les piétons ne sont plus en sécurité sur les trottoirs car, bien souvent, de lourdes voitures les franchissent et écrasent les passants qui s’y trouvent. Dans les rues en pente, le nombre d’accidents est incalculable. Celui qui mit en émoi la paisible rue des Martyrs, aurait pu avoir de plus graves conséquences.

Un camion chargé de quincaillerie, et attelé de deux chevaux, descendait vers onze heures du matin la rue des Martyrs lorsque, voulant tourner à gauche dans la rue Choron, ses freins se rompirent. Poussés par la lourde voiture, les chevaux, malgré tous leurs efforts, entrèrent dans une pâtisserie qui faisait l’angle de ces deux rues.

La porte vitrée, à double battant, fut brisée, les pauvres bêtes allèrent heurter le comptoir, et le camion trop large pour les suivre, défonça la devanture du magasin. Effrayés de cette subite invasion, le personnel et les clients se réfugièrent dans l’arrière-boutique. Les chevaux, blessés par des éclats de verre et ne pouvant ressortir, s’agitaient furieusement. Ils séjournèrent dans la boutique pendant près d’une heure, brisant tout le matériel, avant d’être enfin libérés par l’intervention des pompiers. Les dégâts dépassent 2000 francs.

(Aujourd’hui, il y a toujours une boulangerie-pâtisserie à ce coin de rue ….)

L’Oeil de la Police 1914. Intrusion de chevaux dans une pâtisserie de la tue des Martyrs. 2000 frs de dégâts
© L’œil de la Police n°286 – juin 1914

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