L’histoire du quartier de Saint-Germain-des-Prés en 3 lieux emblématiques

Impossible en évoquant Saint-Germain-des-Prés de ne pas penser à l’émulation artistique que le quartier a connu au milieu du 20e siècle. S’il tient son nom champêtre des nombreux prés qui entouraient l’ancienne abbaye, le lieu est pourtant un des plus vieux de Paris. Coup de projecteur sur l’histoire d’un des quartiers les plus emblématiques et touristiques de la capitale.

L’église Saint-Germain-des-Prés

© La Tête en L’Air

 

Considérée comme un des plus vieux édifices religieux de Paris, avec Saint-Julien-Le-Pauvre, ou Saint-Germain-de-Charonne, la première église est consacrée en 558 sur l’emplacement d’un ancien temple romain. En 756, Pépin le Bref et son fils, le futur Charlemagne, font transférer le corps de Saint-Germain dans l’église, qui prend définitivement le nom du saint homme. Elle est nécropole royale jusqu’à la construction de la basilique Saint-Denis. Souvent remanié, l’édifice actuel est construit à partir du 10e siècle. Fermée à la Révolution Française, l’église est utilisée comme manufacture de salpêtre, qui endommage le bâtiment. Une campagne de rénovation au 19e siècle lui rendra ses couleurs.

 

3, place Saint-Germain-des-Prés, 6e

Métro Saint-Germain-des-Prés

 

Le portique du square Félix-Desruelles

© La Tête en L’Air

 

Ce portique monumental est un vestige du Pavillon des manufactures françaises construit pour l’exposition universelle de 1900. Comme à chaque exposition universelle, l’enjeu est de montrer le savoir-faire de l’industrie et de l’artisanat de chaque pays. Haut de 12 mètres et large de 10 mètres, le portique reprend les codes de l’Art Nouveau : couleurs et courbes végétales, sujets reprenant les thèmes de la nature. Le portail, construit par la Manufacture de Sèvres, obtient les louanges des visiteurs de l’exposition. La Ville de Paris devient propriétaire de ce vestige en 1901, et l’installe dans ce square en 1905 pour le plus grand plaisir des passants.

 

Square Félix-Desruelles, 6e

Métro Saint-Germain-des-Prés

 

Le Café de Flore

© La Tête en L’Air

 

Il apparaît en 1885 et doit son nom à une sculpture de Flore, déesse du printemps, située non loin. Apollinaire y prend ses habitudes en 1913 et y invite Aragon et Breton et pose les fondations du Dadaïsme. Écrivains, peintres et cinéastes s’y croisent dans les années 1930, tels Queneau, Picasso ou la bande à Prévert. Le quartier prend des allures plus musicales dans les années 1960 avec Vian ou Gréco. Toute l’intelligentsia artistique parisienne se retrouve dans les cafés du quartier, y compris le Flore : les cinéastes de la Nouvelle Vague, les créateurs de mode et les peintres. Depuis, le café conserve une aura qui plane sur le quartier. Il accueille depuis 1994, le jury du Prix de Flore.

Café de Flore

172, boulevard Saint-Germain, 6e

Métro Saint-Germain-des-Prés

 

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