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Idée balade : sur les traces de la Première Guerre Mondiale à Paris

Nombreux sont les témoignages de la Grande Guerre dans la capitale. De la tombe du soldat inconnu sous l’Arc de Triomphe aux nombreux monuments aux morts, en passant par les œuvres comme celle de Gare de l’Est, l’armistice de la Première Guerre Mondiale est commémoré chaque année. On vous parle de 3 lieux symboliques qui portent encore les traces de ce conflit.

Le bistrot du Croissant

© La Tête en L’Air

 

Le 31 juillet 1914 à 21h40, un illustre personnage est attablé à la Chope du Croissant, dégustant la fin de son repas. Soudain, deux coups de revolver retentissent, tirés à bout portant. L’homme s’affaisse, longe le comptoir pour finalement s’écrouler non loin de l’entrée. Jean Jaurès vient d’être assassiné par le nationaliste Raoul Villain. Une mosaïque au sol rappelle où le créateur de l’Humanité est tombé, et la table où il était installé est encore marquée d’une tâche sombre. Farouche partisan de la paix, Jaurès œuvra après l’attentat de Sarajevo pour empêcher la déflagration militaire en Europe. Trois jours après son assassinat, l’Allemagne déclarait la guerre à la France.

146, rue Montmartre, 2e

Métro Bourse

L’Eglise Saint-Gervais-Saint-Protais

Eglise Saint gervais
© La Tête en L’Air

 

Si les bombardements sont rares et font peu de dégâts dans les premières années de la Grande Guerre, ils s’intensifient dans le courant de l’année 1918. L’utilisation des « grosses Bertha », canons à longue portée, font beaucoup plus de victimes. Le 29 mars 1918, pendant l’office du Vendredi Saint, un obus tombe sur la voûte de l’église Saint-Gervais, faisant 92 morts et de nombreux blessés, dont un grand nombre d’enfants et de femmes. Ce fut le bombardement le plus meurtrier de cette guerre. Si la voûte a été intégralement reconstruite, et un monument commémoratif posé dans une des chapelles, on peut encore voir quelques traces du bombardement sur le pilier à l’angle ouest de la nef.

13, rue des Barres, 4e

Métro Hôtel de Ville

L’Hôtel de Brienne

© La Tête en L’Air

 

L’hôtel de Brienne abritait le ministère de la guerre et les bureaux de Georges Clémenceau, président du Conseil. Le bâtiment est bombardé le 11 mars 1918, les projectiles lancés des avions visant spécifiquement le lieu d’où Clémenceau dirige le gouvernement de la République. On peut encore voir le long du boulevard Saint-Germain les stigmates de ce bombardement. De nombreux autres lieux, tels les murs du Centorial (rue de Choiseul), la statue de Luc de l’église de la Madeleine décapitée ou les murs de l’école des Mines (boulevard Saint-Michel) portent encore les marques, véritables témoignages du passé, des 351 obus tirés des canons allemands en 1918.

231, boulevard Saint-Germain, 7e

Métros Assemblée Nationale, Solférino