Journée mondiale de la qualité de l’air : événements et activités

Sujet urbain s’il en est, la qualité de l’air a, chaque année depuis 2015, sa journée nationale dédiée. Rendez-vous est donné cette fois, le mercredi 19 septembre, avec de nombreux événements et autres activités pédagogiques, qui seront l’occasion de s’interroger sur la pollution et les moyens dont on dispose pour mieux respirer : On fait le point.

 

Journée mondiale de la qualité de l'air
© Kieferpix/Getty Images

 

Qu’est-ce que la pollution de l’air ?

Selon la définition officielle, il s’agit de « la modification de la composition de l’air par des polluants nuisibles à la santé et à l’environnement », lesdits polluants provenant des activités humaines (voitures, industrie, agriculture, chauffage domestique…) ou de la nature (érosion des sols, volcans, pollens…). Au-delà d’un certain seuil, fixé par les autorités gouvernementales et l’OMS (Organisation mondiale de la Santé), ceux-là sont bien sûr nuisibles pour l’environnement et pour nos organismes. Les conditions météorologiques influent aussi évidemment sur la qualité de l’air. Par exemple, l’absence de vent, qui, au niveau du ressenti, peut faire peser comme un lourd couvercle sur la ville, a pour principales conséquences de favoriser l’accumulation de ces substances nocives.

 

Qui surveille ?

Dans l’Hexagone, ce sont une trentaine d’associations indépendantes qui, pour le compte de l’État et des pouvoirs publics, surveillent la qualité de l’air ambiant. Réunies au sein de la fondation Atmo France, à l’instar d’Airparif, la plus connue d’entre elles, elles ont pour rôle de mesurer les risques de pollution, de produire des bulletins d’information et surtout de comprendre comment agir. La journée nationale de la qualité de l’air est quant à elle organisée par le ministère de la transition écologique et solidaire, en partenariat avec l’ADEME (Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie).

 

Quels sont les risques ?

En plus d’endommager les cultures et les écosystèmes, l’air pollué est bien sûr néfaste pour la santé de ceux qui en inhalent environ 15 000 litres par jour. Troubles respiratoires, mais aussi digestifs et cutanés (le fameux test du coton démaquillant sale en fin de journée) sont au menu des réjouissances, avec en ligne de mire de vraies pathologies, à l’instar de l’asthme, des maladies cardio-vasculaires et des cancers du poumon, qu’on soit fumeur ou non.

 

Que faire ?

Si les collectivités ont un rôle majeur à jouer pour améliorer la qualité de l’air, on peut aussi agir à titre individuel en suivant des principes désormais bien connus, mais pas toujours rigoureusement appliqués. À l’extérieur, bien sûr, on privilégiera les transports en commun ou le covoiturage, mais aussi, malgré tout, le vélo ou la marche, qui permettent de pratiquer une activité sportive. Là, on évitera le masque anti-pollution si prisé des Asiatiques, qui pourrait en fait encapsuler les polluants pour nous les faire respirer à l’envi. Chez soi, on triera ses déchets bien sûr, on maîtrisera son chauffage (température modérée, appareil neuf et entretenu, isolation des fenêtres et des portes…), et on se méfiera des peintures comme des produits d’entretien classiques, pour privilégier des gammes naturelles, et même de bonnes vieilles recettes impliquant vinaigre blanc et savon noir.

 

Des actions de sensibilisation

 

© Anya Ivanova/Getty Images

 

À l’occasion de la 4e édition de la journée de la qualité de l’air, de nombreuses manifestations, conférences ou activités (à l’attention des plus jeunes souvent, mais pas seulement) seront organisées. Ainsi, en région parisienne, on pourra apprendre à réaliser soi-même ses produits d’entretien à la Maison du Poumon (66, bd Saint-Michel, 6e), tester toutes sortes de vélos à Arcueil, ou partir à la découverte des pollens lors d’une sortie nature à Créteil. Avec quelques jours de décalage, le dimanche 23 septembre, on notera tout particulièrement l’Urban Trail de la Butte Montmartre, organisé au bénéfice de la Fondation du souffle et des maladies respiratoires, avec le soutien de la mairie du 18e arrondissement et sous le patronage du ministère de la transition écologique et solidaire. Là, en solo ou en duo, les participants seront en lice pour une petite course de 5 km, mais avec 150 mètres de dénivelé (vers le haut, s’entend) et une belle montée des (1 000) marches. Pas vraiment du tourisme, mais une ambiance festive et authentiquement montmartroise, avec chorale et orgue de Barbarie. (30 € par coureur, inscriptions sur www.lesouffle.org).

 

Pour consulter les manifestations organisées en Ile-de-France à l’occasion de la journée mondiale de la qualité de l’air : http://evenements.developpement-durable.gouv.fr/campagne/jnqa2018