La bonne nouvelle de la semaine : la pollution baisse et les animaux reprennent leurs droits

A l’heure du Covid-19, du confinement et de la saturation des hôpitaux en France comme ailleurs, difficile de se réjouir. Surtout quand on passe son temps sur les réseaux sociaux à se renseigner sur la situation. Une bonne nouvelle semble cependant avoir pointé le bout de son nez : avec l’arrêt de l’industrie et du tourisme, conséquences directes de l’épidémie, la pollution est en baisse et les animaux semblent reprendre leurs droits. Le point ci-dessous.

Bonne nouvelle semaine : baisse de la pollution
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La pollution en baisse de la Chine à l’Europe

En Chine comme en Italie, en France et un peu partout en Europe, le ralentissement de l’économie (avec l’arrêt de nombreuses industries, des transports aériens et la baisse drastique des déplacements routiers) a entraîné de nombreuses conséquences, dont une rare que l’on pourra qualifier de bénéfique : la baisse de la pollution de l’air et des émissions de gaz à effet de serre. Ainsi, selon une étude du site britannique Carbon Brief, les émissions de la Chine ont chuté d’au moins 1/4 en février 2020 par rapport à l’année passée, et la NASA a constaté une baisse de 10 à 30% des émissions de dioxyde d’azote sur cette même période. Dans le Nord de l’Italie, on constate des baisses similaires, comme l’a annoncé l’Agence Spatiale Européenne (ESA). Les constats en France ne devraient pas tarder. Certains y voient un espoir de repenser nos sociétés industrialisées, là où d’autres, comme  Li Shuo, porte-parole de Greenpeace Chine, craignent une reprise intensifiée à la sortie de la crise.

Le retour des poissons et des dauphins italiens, le chant des oiseaux parisiens

C’est une image qui a fait le tour des réseaux sociaux et qui a le don de nous réjouir : des dauphins venus batifoler dans le port de Cagliari, sur l’île italienne de Sardaigne, une habitude qu’ils avaient depuis longtemps oubliée face aux allers et venues de multiples ferries aujourd’hui à l’arrêt. Ainsi, quand l’humain stoppe son activité, la nature semble reprendre ses droits.

À Venise, frappée de plein fouet et sous confinement depuis le 9 mars, l’image romantique des sérénades chantées sur les gondoles a laissé place à des canaux vides, mais à la couleur plus limpide et plus claire. De leur fenêtre, les Vénitien.ne.s peuvent désormais observer des bancs de poissons y évoluer, et même quelques cygnes venus les visiter.

 

 

A Paris, pas encore de dauphins à signaler mais on entend à nouveau les oiseaux, dont le chant était jusqu’alors couvert par la pollution sonore. On en profite, on se penche par la fenêtre, on glane quelques rayons de soleil et on se laisse porter.