Le devenir de la Samaritaine après travaux va vous étonner

Fermée depuis près de quinze ans, la Samaritaine va renaître de ses cendres au deuxième semestre 2020, au terme de 6 ans de travaux. Entre volonté de préserver son passé et désir de regarder vers l’avenir, sa réhabilitation promet de grandes surprises. Voici ce que vont devenir les différents bâtiments occupés par l’enseigne.

La Samaritaine CC BY 2.0, Pergl Pergl
La Samaritaine CC BY 2.0, Pergl Pergl

 

Créée en 1870 par le commerçant Ernest Cognacq, la Samaritaine a figuré longtemps parmi les grands magasins parisiens les plus emblématiques, aux côtés du Bon Marché. Mais en 2005, un arrêté préfectoral vint annoncer sa fermeture, pour des raisons de sécurité. Depuis, les travaux vont bon train dans les différents bâtiments occupés par l’enseigne. En guise d’avant goût, la Samaritaine propose de faire découvrir le projet de réhabilitation au sein de sa Maison du projet. Un lifting étonnant, qui mêle conservation du patrimoine historique, modernité luxueuse et portée sociale.

Le charme d’antan du grand magasin conservé

<small>Verrière Samaritaine ©Arforia<small>
Verrière Samaritaine ©Arforia

 

Le bâtiment d’origine rue de la Monnaie, inscrit au titre des Monuments historiques, subira peu de transformations. La grande verrière historique sera conservée, au même titre que son escalier monumental et ses deux atriums. Certains éléments, recouverts par de la peinture ou de la tôle métallique au fil du temps, seront même de nouveau exposés aux regards. C’est le cas de certaines plaques et laves émaillées, mais aussi des très belles frises aujourd’hui visibles rue Baillet. Au terme des travaux, le magasin accueillera des rayons mode, épicerie, joaillerie, beauté, bien-être… avec une belle vitrine offerte au made in France. Mais la partie shopping sera en réalité répartie sur l’ensemble des bâtiments.

Que cache l’étonnante façade en verre rue de Rivoli ?

<small>La Samaritaine ©Wassila Djellouli<small>
La Samaritaine ©Wassila Djellouli

 

Pensée par l’agence d’architecture japonaise Sanaa à l’origine du Louvre-Lens, la façade que l’on a vu apparaître récemment rue de Rivoli n’a elle pas grand chose à voir avec l’esprit d’antan de la Samaritaine. Son verre ondulé comme des vagues, qui reflète les bâtiments haussmanniens d’en face, lui a d’ailleurs valu le surnom de « rideau de douche » par ses détracteurs. Derrière cette devanture très moderne seront en 2020 installés des bureaux, une partie des commerces et des logements sociaux.

Une crèche et des logements sociaux

L’idée peut surprendre, mais une partie des 70 000 m2 qu’occupera le projet sera en effet consacrée à la frange sociale. Dans l’îlot Rivoli, 96 logements sociaux, allant du studio au T5, pourront en effet être investis par des personnes répondant aux critères d’attribution fixés par la Mairie. Aux 2ème et 3ème étages du bâtiment Jourdain, c’est une crèche pouvant accueillir 80 enfants et gérée par la ville qui verra le jour. Sa terrasse extérieure exposée plein sud devrait d’ailleurs être particulièrement appréciée !

Un hôtel de luxe avec suite présidentielle

<small>Mbtz, CC BY 3.0<small>
Mbtz, CC BY 3.0

 

Mais c’est peut-être l’ouverture prochaine de l’hôtel 5 étoiles Cheval Blanc qui suscite le plus de fantasmes et d’impatience. Installé dans le bâtiment Art Déco de Henri Sauvage proche du Pont Neuf, il abritera 72 chambres avec vue sur la Seine, dont une suite présidentielle. Les clients de l’hôtel pourront aussi profiter d’un rooftop, d’une brasserie moderne et d’un restaurant gastronomique.

Alors, hâte d’être en 2020 ?

Maison du Projet de la Samaritaine
1 rue du Pont Neuf, 1er
Métro Pont Neuf

Entrée libre le mercredi, vendredi et samedi de 13h à 20h