Les légendes de Paris, ville mystérieuse et ésotérique

Paris est une ville pleine de charme et de mystère. Depuis très longtemps déjà, des événements étranges se sont produits, souvent nimbés d’une odeur de souffre, leur donnant une aura quasi mythologique encore prégnante aujourd’hui. Et quand des souvenirs persistent dans l’architecture de la ville, il est parfois tentant de donner toutes sortes d’explications. Car tout n’est pas toujours rationnel, et Paris n’échappe pas à la chape de plomb des références maléfiques. La ville est riche de ses évolutions, de ses habitants mais aussi de son esprit. Sainte Geneviève, protège-nous durant la lecture de ces légendes de Paris !

En 451, Sainte Geneviève détourne les Huns de Paris

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Après Metz entièrement détruite, les Parisiens s’affolent et s’apprêtent à fuir la ville. Reims, Châlons, Troyes, les prises s’accumulent. Les envahisseurs vont-ils faire connaître le même sort à Lutèce, l’ancien nom de Paris ? Une jeune bergère prénommée Geneviève exhorte les habitants à reprendre confiance, malgré les faibles garnisons et les perspectives hasardeuses en cas de combat. La foule doute mais reprend quand même espoir, surtout que l’évêque monte sur les remparts pour transmettre un message similaire. Et l’impensable se produit, l’envahisseur influe sa route et marche plus au sud. Paris est épargnée, Paris a trouvé sa sainte.

Le fantôme de l’Opéra

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Tout part du roman qui s’inspire d’une histoire d’amour sur fond de mystères émanant des dédales souterrains de l’Opéra Garnier à Paris. Il a suffit d’un incendie en 1897 au Bazar de la Charité pour raviver le mystère. Gaston Leroux imagine des événements étranges à l’Opéra. Le grand lustre qui s’effondre, un machiniste retrouvé pendu, un être étrange aperçu avec le visage hideusement déformé… Il n’en faut pas plus pour créer une légende. Brian de Palma s’en servira pour son Phantom of the Paradise, car la légende n’a pas d’âge !

Les catacombes de Paris

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Une ville sous la ville, riche de milliers de kilomètres de boyaux mal éclairés, les catacombes offrent un terrain de jeu parfait pour attiser les fantasmes les plus morbides. Et comme à 20 mètres sous terre les ossements des cimetières de la ville furent entassés dans les catacombes à la fin du XVIIIe siècle, il n’est pas nécessaire d’en rajouter. Rumeurs de fêtes sataniques, salle de cinéma clandestine, crocodile retrouvé en 1984, crânes de chats découverts, dépouilles d’individus perdus dans les travées… Les catacombes n’ont pas fini de nourrir les fantasmes !

Le Bossu de Notre-Dame

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Bien sûr il y a l’ouvrage de Victor Hugo, Notre-Dame de Paris, avec Esmeralda aux prises avec un méchant évêque et un bossu sonneur de cloches. Mais ce bossu ne serait pas qu’une légende, il aurait réellement existé. Henry Sibson aurait vécu à Paris à l’époque de l’auteur et aurait officié en tant que sculpteur, notamment pour la rénovation de Notre-Dame de Paris. Il connaissait un bossu qui aurait inspiré le personnage d’Hugo. A priori, rien ne remonterait donc à l’époque des cathédrales, la légende en prend un coup.

Le barbier et le pâtissier de l’île de la Cité

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La légende est morbide. Au XIVe siècle, les petits pâtés d’un pâtissier de l’Île de la Cité auraient compté parmi les recettes gastronomiques les plus connues de la capitale. Le reste rappelle autant le film Delicatessen que Sweeney Todd. Des victimes étaient assassinées par un barbier pour servir de matière première aux mets délicats du pâtissier. L’histoire est véridique, les deux sacripants auraient même été brûlés vifs après leur jugement et quelques menues tortures bienvenues. On savait rire à l’époque…

Le ferronier biscornet et les portes du diable

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Une légende ancienne raconte que le ferronnier en charge de la conception des portes latérales de Notre-Dame de Paris aurait accepté de vendre son âme au diable pour parvenir à finaliser son ouvrage très, peut-être trop, ambitieux. Le diable, sacré loulou, lui aurait dit « Je suis le diable. Si tu veux faire un pacte avec moi, tu seras le plus adroit des serruriers, et tu pourras entreprendre tous les ouvrages que tu voudras. » Pour un ferronnier, impossible de résister, et comme les portes de conception arabesque sont magnifiques, on le remercie pour son beau sacrifice.

La cour des miracles

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La légende est tenace, localisant la cour des Miracles près des actuelles Halles, mais rien n’est plus faux. Car cet endroit rempli de voleurs, violeurs et rebus de la société n’était pas un mais multiple. Ces endroits nommés ainsi parce que les mendiants et éclopés y recouvraient la vue et l’usage de leurs jambes à la nuit tombée se trouvaient un peu partout dans Paris, partout où le non-droit florissait pour donner un peu d’espoir à ceux qui n’en avaient plus guère. La plus connue se trouvait entre la rue du Caire et la rue Réaumur, mais elles pullulaient en fait partout dans Paris !

Le cimetière du Père Lachaise

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Vu la taille du cimetière du Père Lachaise, il n’est pas surprenant que tant de légendes courent à son sujet. Car il n’y a pas que Jim Morrison et Serge Gainsbourg à y être enterrés et les sépultures flamboyantes y pullulent, faisant éclore nombre de légendes. Comme celle d’Elisabeth Alexandrovna Stroganoff qui clamait que son immense fortune serait léguée à celui ou celle qui passerait 365 jours et 366 nuits auprès de son cercueil. Quant à Chopin, on dit que si son corps est à Varsovie, son cœur est bel et bien présent dans le cimetière parisien. Des légendes semblables, il y en a pléthore, et ce n’est prêt d’être fini…

La pyramide du Louvre et ses 666 carreaux

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Érigée en 1989, la pyramide du Louvre fait maintenant l’unanimité. Mais il faut se souvenir qu’elle était décriée par de nombreux opposants à son édification. L’architecture moderne défrisait certains, et encore, ils ne connaissaient pas le secret de la pyramide. Un mythe persistant évoque la présence de 666 plaques de verres, ce qui en ferait  l’oeuvre du Diable. Dans son Da Vinci Code, Dan Brown évoque cette thèse entre satanisme et conspirationnisme. Hélas, peine perdue, ce chiffre est une pure affabulation car 673 reste le chiffre officiel. Zut, presque.

La guillotine de la rue de la Roquette

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La première guillotine historique n’était pas seule à faire son sinistre ouvrage au centre de la place de l’Hôtel de Ville. Elle a fait beaucoup de petits, Place de la Nation, Place de la Concorde, cour du Louvre et donc à l’angle de la rue de la Croix-Faubin et de la rue de la Roquette. C’est là que se trouvait la prison de la Grande Roquette, où les condamnés à mort attendaient leur sentence. À partir de 1851, la guillotine est installée à l’entrée de cette prison. Cinq dalles plates sont alors fabriquées au milieu de la rue, à l’époque pavée, pour que les pieds de l’échafaud soient stables. Ces 5 dalles existent toujours… La preuve !


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