Les parisiens et les applis de rencontre, le combo gagnant ?

Cinq ans après l’apparition de Tinder, quelle place donnent les parisiens aux applications de rencontre aujourd’hui ?

 

Lorsque certains les taxaient d’effet de mode et que d’autres dénonçaient une uberisation des rencontres amoureuses, les applications telles que Tinder, Grindr ou encore Happn ont réussi à donner une autre alternative aux rencontres classiques dans le paysage parisien. Si aux Etats-Unis, ces applications constituent un des principaux modes de formation de couples, celles-ci font également leur bout de chemin dans l’hexagone. Notamment dans les grandes villes et les grandes écoles parisiennes.

 

Tinder et les grandes écoles

Tinder
© Pexels

 

Selon une étude révélée par Tinder, qui dévoile le top dix des écoles françaises les plus friandes de l’application, HEC Paris arrive en tête, suivie par la faculté Paris Sorbonne (Ve) qui occupe la septième place du classement. Pour Sophie, vingt six ans et étudiante en droit, « c’est seulement un moyen plus pratique et rapide de trouver quelqu’un qui nous correspond. Après avoir vu la personne, on oublie instantanément la manière dont on l’a rencontré ». La jeune étudiante affirme même que dans son entourage, ce mode de rencontre s’est complètement démocratisé : « on en parle beaucoup plus librement en société, peut-être beaucoup plus qu’il y a quelques années où on avait du mal à avouer que l’on se rendait sur ce genre d’applications : ça n’a plus la même connotation aujourd’hui ». Léonard, 30 ans, confirme : « C’est complètement rentré dans les mœurs, j’ai un ami qui a rencontré son actuelle copine sur Tinder. Aujourd’hui ils s’installent ensemble ». Le jeune cadre révèle pourtant « n’avoir encore rien vécu de sérieux ».

 

Tinder, partner in sex

Tinder
© Pexels

 

Une étude de L’Ifop publiée en Novembre 2017 et réalisée sur un échantillon de 2005 personnes, représentatif de la population parisienne, explique que « si les sites de rencontres contribuent encore assez peu à la formation des couples, ils constituent à Paris un environnement très propice au recrutement de partenaires sexuels occasionnels – et ceci dans des proportions largement supérieures en moyenne chez l’ensemble des Français ». Selon l’institut d’opinion, ces sites apparaissent comme des lieux où la sexualité peut être débarrassée de toute implication sentimentale ; en offrant aux utilisateurs un nombre infini de possibilités de rencontres, tout en garantissant leur anonymat. Les applications de rencontre apparaissent donc comme des outils particulièrement adaptés à la pratique d’une sexualité purement récréative, Il n’est donc pas certain de trouver l’âme soeur sur Tinder. A Paris, du moins.