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Levalet : 10 questions posées au street artiste français

Découvrez notre interview en 10 questions du street artiste français Levalet, qui embellit à sa manière les rues de Paris avec ses créations.

Quelle est la signification de Levalet, ton nom de street artiste ?

Il n’y a pas de véritable signification, Levalet est un dérivé proche de mon nom. J’ai emprunté ce pseudonyme quand j’ai commencé à travailler illégalement dans la rue par soucis d’anonymat, l’anonymat a vite été levé mais j’ai conservé le nom.

Depuis quand exerces-tu cet art et, par extension, quelle a été ta première œuvre réalisée ?

J’ai commencé à travailler de cette manière en 2012. Mes premiers collages ont vu le jour sur les murs de la Butte-aux-Cailles à Paris, mais ce n’était pas franchement abouti.

Que représentent pour toi les personnages que tu mets en scène ? Pourquoi un tel choix ?

Ces personnages sont pour moi une manière de représenter différents archétypes d’individus représentatifs du monde dans lequel nous vivons. J’ai choisi de travailler de cette manière car je m’applique à considérer les lieux que j’investis comme des dispositifs narratifs. Je mets en place mes personnages pour en faire naître une narration, en tirer du sens ou en dévoyer la fonction.

 

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Quels sont les principaux messages que tu véhicules à travers le street art ?

Je ne pense pas porter de message en particulier. Les images sont une manière de restituer le monde tel que je l’observe et d’en souligner certains travers. Certes certaines thématiques m’interpellent plus que d’autres et sont donc plus présentes dans mon oeuvre (le travail, les différentes formes de relations humaines, le rapport entre l’homme et son environnement…) mais je ne souhaite pas circonscrire mon travail à un domaine de pensée.

Arrives-tu à vivre à 100% du street art ou exerces-tu une activité annexe ?

Oui, depuis maintenant trois ans je n’exerce plus que mon activité artistique mais j’ai été professeur d’arts plastiques pendant quelques années avant ça.

Quel est ton quartier, ou ta ville, de prédilection pour pratiquer le street art ?

Je pense qu’il y a des lieux intéressants à investir partout, que ce soit dans un petit village perdu ou dans une grande ville. Cela dit, ma ville de cœur reste Paris parce que j’y ai débuté mais surtout parce que cette ville offre une profusion de murs intéressants à travailler.

As-tu déjà mis en place des collab’ avec d’autres street artistes ? Si oui, lesquels ?

J’ai déjà collaboré avec certains de mes comparses même si c’est assez rare. J’ai par exemple travaillé avec Philippe Hérard, Agrume ou encore Bault.

 

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Avec quel street artiste français, ou étranger, adorerais-tu t’associer ?

C’est impossible de choisir ! Il y a énormément d’artistes dont j’adore le travail et avec qui je pourrais collaborer… Pas seulement des plasticiens mais aussi des metteurs en scène, des architectes ou des musiciens.

Quels conseils donnerais-tu à quelqu’un qui souhaite se lancer dans le street art ?

Je lui conseillerais de ne pas considérer une intervention dans la rue uniquement comme un moyen de se faire remarquer, mais de se chercher une démarche propre qui fasse sens dans le contexte urbain.

Puisque nous sommes à Paris, as-tu des bonnes adresses pour boire un verre et manger à Paname ?

Non, je suis vraiment un mauvais guide touristique… Je suis incapable de retenir un nom de restaurant !

 

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