L’histoire de la ligne 3 du métro parisien

En fonction à partir de 1904, avant même la fin des travaux, la ligne 3 du métro parisien connaît plusieurs évolutions au fur et à mesure des décennies. Et cela, en raison du flux toujours plus croissant de voyageurs. Initialement construite entre Villiers et Père-Lachaise, elle voit la création de prolongements successifs entre Galliéni et Levallois-Perret, puis la construction de la ligne 3bis.

 

Station Gambetta

station Gambetta
© La Tête en L’Air

 

L’ancien terminus de la ligne prend le nom d’un des fondateurs de la 3e République. Sa particularité provient de sa longueur à son extrémité ouest, légèrement en courbe. Cette longueur inhabituelle s’explique par l’absorption de la station Martin Nadaud à celle de Gambetta. En effet, dans les années 60, le flux de voyageurs ne cesse d’accroître et l’offre de transports dans l’est parisien est encore faible. La RATP décide de prolonger la ligne 3 et de construire la ligne 3 bis. Pour plus de commodités, on fait se rejoindre les stations Gambetta et Martin Nadaud, à seulement 232 m l’une de l’autre. On peut encore voir aujourd’hui la nette différence de hauteur entre les deux espaces.

 

Station Parmentier

station Parmentier
© La Tête en L’Air

 

A travers les grillages verts rappelant le jardinage, c’est le « papa » de la patate que la RATP honore en baptisant la station. Il est vrai qu’Antoine Parmentier a fait preuve de ténacité et de patience pour populariser la patate dans les assiettes. Grâce à un programme de communication savamment orchestré, il réussit à convaincre Louis XVI que la patate est comestible (et bonne), une fois cuite. Le monarque place une fleur de pomme de terre à sa boutonnière et une dans la perruque de Marie-Antoinette. Les courtisans et la Cour sont convertis, entraînant le reste de la France dans son sillage. La patate est dans les assiettes françaises. Facile à cultiver, elle évitera bien des famines !

 

Station Villiers

station Villiers
© La Tête en L’Air

 

Mais pourquoi y a-t-il donc un dénivelé entre les quais des lignes 2 et 3 à la station Villiers ? Lors de travaux de prolongement de la ligne 3 en 1905, le niveau des quais déjà existants a dû être abaissé pour faire passer les voies de la 3 sous celles de la 2. Ce qui explique que les deux quais soient parallèles mais avec une différence de niveau. La station est aussi le témoin d’une anecdote peu connue : Louis de Funès, pianiste de bar pendant l’occupation, croise un vieil ami sur le quai, Daniel Gélin. Ce dernier lui propose un petit rôle dans un de ses films. C’est donc sur le quai de la station Villiers que la carrière de Louis de Funès démarre.