L’histoire du quartier de la gare de Lyon en 3 lieux emblématiques

Simple embarcadère depuis 1847, la gare de Lyon est construite en 1900, dans le cadre de l’Exposition Universelle. Célèbre pour sa tour-horloge, d’une hauteur de 67 mètres (et 400 marches pour accéder aux horloges), la nouvelle gare accueille les nombreux visiteurs de cet événement mondial. Modernité oblige, les usagers de la gare peuvent emprunter pour la première fois à Paris, un tout nouveau moyen de transport en commun, le métropolitain.

 

Le Train Bleu

Le train bleu, restaurant à la Gare de Lyon à Paris
© La Tête en l’Air

 

Situé dans le hall de la gare de Lyon, le Train Bleu, de style « Belle Époque », est construit en 1900 en même temps que la gare dans lequel il est implanté. D’abord nommé le Buffet de la Gare de Lyon, il est rebaptisé en hommage au train express Paris-Vintimille de 1868. Le restaurant est un musée à lui tout seul. 41 peintures représentent des villes telles que Paris, Nice, Lyon et Marseille ou des lieux de l’Exposition Universelle, comme le pont Alexandre 3 ou le Grand Palais. On y peint aussi des personnalités : les actrices Sarah Bernhardt et Réjane, le chanteur Jean Bartet ou l’écrivain Edmond Rostand. L’ensemble des décors, passages et salons sont inscrits aux monuments historiques.

Gare de Lyon, 12e
Métro Gare de Lyon

 

La rue Crémieux

La rue Crémieux, quartier de la gare de Lyon à Paris
© La Tête en l’Air

 

La rue Crémieux est tracée sur l’emplacement des anciennes arènes impériales, divertissant pendant le Second Empire jusqu’à 1500 personnes. La rue est créée en 1865 et prend le nom d’avenue Millaud, en hommage à Moïse Millaud, entrepreneur et homme de presse. En 1897, on la rebaptise du nom d’Adolphe Crémieux, avocat et homme politique. Avec ses 35 petites maisons, la rue n’est pas sans rappeler les cités ouvrières anglaises. Les habitants eux-mêmes ont réhabilité leurs habitations en repeignant les maisons avec des couleurs très vives. Avec ses arbustes et jardinières jonchant les trottoirs de la rue, cette venelle est un des endroits les plus pittoresques de la capitale.

Rue Crémieux, 12e
Métro Gare de Lyon

 

La Coulée Verte et le viaduc des Arts

Coulée verte, quartier de la gare de Lyon à Paris
© La Tête en l’Air

 

Elle emprunte le tracé de l’ancienne ligne de train de Vincennes, qui relie entre 1859 et 1969 la gare de Bastille à Verneuil-l’Etang. La zone est réaménagée dans les années 80 : la gare de Bastille est détruite pour la construction de l’Opéra, le quartier de Reuilly multiplie les espaces verts et le reste de la ligne désaffectée est réaménagé pour l’arrivée de cette promenade plantée de 4,5 km. Point de départ depuis la gare de Lyon, le viaduc des Arts est un projet de réhabilitation orchestré dans les années 90. Laissé à l’abandon depuis plusieurs décennies, le viaduc de l’ancienne voie de chemin de fer est rénové. Chaque voûte vitrée est un lieu d’expression de l’artisanat d’art.

Entre la place de la Bastille et le square Charles Péguy, 12e
Métros Bastille, Gare de Lyon, et Bel-Air