L’histoire du quartier du Petit-Montrouge en 3 lieux emblématiques

Le quartier du Petit-Montrouge, dans le 14e arrondissement, tire son nom de la commune voisine de Montrouge, dont il faisait partie avant son annexion par Paris en 1860. Il possède des particularités architecturales propres au sud de la capitale, très peu touché par les constructions haussmanniennes, avec ses nombreuses maisons individuelles et ses villas. Plus communément appelé « quartier Alésia », l’endroit mérite qu’on s’y attarde un peu.

Le Village d’Orléans

Petit-Montrouge
© La Tête en l’Air

 

En 1826, la société Javal Frères (industriels et négociants) acquiert le terrain du « Clos des Catacombes ». Ils y créent un lotissement avec ouverture de nouvelles voies et construction de petites maisons basses avec jardins à l’arrière. Baptisé « Village d’Orléans », ce dernier est destiné à une population bourgeoise, à la recherche de tranquillité, le règlement interdisant « les commerces bruyants et nauséabonds et la vente de filles de joie ». L’ancienne mairie du Petit-Montrouge existe encore aujourd’hui, place Michel Audiard, ainsi que la Villa Hallé, dévolue lors de la création du village aux propriétaires, qui s’en servait de sortie privée.

Autour de la place Audiard, 14e
Métro Monton-Duvernet

La villa Adrienne

Petit-Montrouge
© La Tête en l’Air

 

Le duc de la Vallière, petit-neveu de la duchesse du même nom (célèbre pour avoir été la première maîtresse de Louis XIV), possédait une propriété au Petit-Montrouge. Cette parcelle est rachetée en 1895 par Adrienne Desmond pour y construire un ensemble rectangulaire autour d’un square de 3 500 m2. Chaque escalier des bâtiments qui entoure le jardin porte le nom de personnes célèbres des Arts ou des Sciences (La Fontaine, Molière, Racine, Lavoisier, Berlioz, Pascal…). Les façades de briques et de pierres, rappelant le courant Art Nouveau, côtoient le square où les enfants de la propriété jouent à l’abri du tourbillon parisien.

17, avenue du Général Leclerc, 14e
Métro Mouton-Duvernet

L’hôpital de la Rochefoucauld

Petit-Montrouge
© La Tête en l’Air

 

Cette « maison royale de santé », fondée en 1780 par Louis XVI, avait pour but d’accueillir des militaires et ecclésiastiques malades et sans ressources. Construit sur la barrière d’Enfer, à l’extérieur du Mur des Fermiers Généraux, l’hôpital est réquisitionné sous la Révolution et confirme sa fonction d’hospice. A l’arrière de l’hôpital, on peut apercevoir le regard de Saux de l’aqueduc de Médicis, mis en service en 1623 par la reine Marie de Médicis pour approvisionner Paris en eau potable. Ces regards permettaient un accès réservé aux galeries souterraines. Il n’en subsiste que deux dans la capitale en plus de ce dernier : le regard du jardin de l’Observatoire et la Maison du Fontainier.

8, avenue René Cotty, 14e
Métros Mouton-Duvernet et Denfert-Rochereau


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