L’histoire du quartier Saint-Michel en 3 lieux emblématiques

Le quartier Saint-Michel est à la limite du Quartier latin, pôle universitaire depuis le Moyen-Age et tire son nom d’une ancienne chapelle Saint-Michel, présente jadis sur l’île de la Cité. Si aujourd’hui le Parisien fuit ses rues en raison d’une concentration douteuse de restaurants à touristes, le quartier regorge pourtant de secrets issus d’un autre temps.

 

La Fontaine Saint-Michel

saint-michel
© La Tête en l’Air

 

Quand Haussmann fait percer le boulevard Saint-Michel dans l’axe de la Sainte-Chapelle en 1860, entraînant la création d’une place, il ordonne à Gabriel Davioud la création d’une œuvre susceptible de cacher le grand pignon de façade et de créer une perspective harmonieuse depuis le boulevard du Palais. La commande impose alors le souvenir de la vieille chapelle Saint-Michel en la Cité détruite. L’architecte conçoit donc la plus haute fontaine parisienne (26 mètres de hauteur), dédiée à l’Archange Michel et avec pour thème central la lutte du Bien contre le Mal. A la manière d’un arc de triomphe, l’oeuvre est une référence à la fontaine Médicis du Jardin du Luxembourg.

Place Saint-Michel, 6e
Métro Saint-Michel

 

Le charnier de Saint-Séverin

saint-michel
© La Tête en l’Air

 

Collées à l’église Saint-Séverin, de curieuses niches gothiques évoquent la construction d’un cloître. Il s’agit d’un ancien charnier du XVe siècle, qui regroupait les tombes de notables parisiens positionnées dans les niches, et une fosse commune centrale où l’on déposait les dépouilles des désargentés. Les ossements étaient ensuite entreposés dans les combles quand on vidait la fosse. C’est ici qu’a lieu en 1474 la première opération chirurgicale sur un condamné à mort souffrant de calculs rénaux. L’opération étant un succès, on gracie le détenu ! Une partie du charnier est détruite au XIXe siècle pour la construction du presbytère. Il s’agit des derniers vestiges de charniers médiévaux à Paris.

3 rue des Prêtres Saint-Séverin, 5e
Métro Saint-Michel ou Cluny-La-Sorbonne

 

Le plus vieil arbre de Paris

saint-michel
© La Tête en l’Air

 

L’espérance de vie moyenne d’un arbre parisien est de 80 à 100 ans, soit moitié moins qu’un homologue provincial. Plusieurs raisons sont en cause : la pollution, le peu d’eau ou de terre et de nombreux ennemis (automobiles, insectes ou encore l’urine de nos amis les chiens, ou de bipèdes dépourvus de bonnes manières). Au cœur du square Viviani, proche de la vieille église Saint-Julien-le-Pauvre, se trouve un « Robinier faux acacia » un peu particulier. Planté en 1602 par Jean Robin, jardinier de Henri IV, il est le plus vieil arbre de Paris. Aujourd’hui en très mauvaise posture, l’arbre est soutenu par deux béquilles en béton et son tronc est lui-même renforcé d’une injection en béton.

Square René-Viviani, 5e
Métro Saint-Michel ou Maubert Mutualité


Ne manquez aucun de nos bons plans et jeux-concours en vous inscrivant à notre newsletter !