Qu’est-ce qui nous attend en 2084 ?

Qui n’a jamais rêvé de faire un bond dans le futur afin de voir ce qui s’y trame ? Avouez que vous aussi, un peu plus jeune, vous pensiez qu’en l’an 2000 les voitures voleraient. Et vous avez été quelque peu déçu quand vous avez compris que les Autolib n’avaient pas d’ailes…

Pourtant, l’innovation reste au cœur des préoccupations sociétales. Alors, à travers une journée annuelle dédiée, la Maddy Keynote de Maddyness a proposé de façon audacieuse aux acteurs du monde de demain de se plonger dans un futur moyennement proche. Cette année, la 4e édition s’articulait autour de trois axes principaux : le travail, la consommation et le bien-être. Revenons sur ce qui a été évoqué par une centaine d’intervenants qui se sont relayés lors de tables rondes et de conférences afin d’y voir plus clair.

En 2084, nous serons moins individualistes

Table de travail avec ordinateur et documents divers et variés
© Unsplash

 

Malgré une hausse de 25% de créations d’entreprises en 2018 et un record battu avec près de 700 000 nouvelles micro-entreprises sur le marché, l’avenir s’annonce pourtant moins égocentrique. En effet, l’autonomie n’engendre pas forcément des comportements et des start-up individualistes. Bien au contraire, on prend de plus en plus conscience à quel point on a envie de s’investir et de se dépasser pour des valeurs qui nous sont chères. Les causes pour lesquelles on milite sont un vecteur de rassemblement et le contact humain est davantage pris en considération à l’ère du collaboratif.

 

En 2084, le travail sera au service du mieux-être

Livre Happy
© Unsplash

 

Comme nous serons heureux de faire un travail qui nous plait au siècle de « l’happycratie« , nous n’imaginons pas arrêter de travailler. La paroi entre le personnel et le professionnel sera de plus en plus fine voire quasi inexistante pour les créateurs d’entreprise. Pour autant, l’équilibre entre le virtuel et le réel s’annonce lui parfait. Qui l’eut cru à l’heure où les métiers de la tech’, de l’innovation et de la finance sont au centre de toutes les attentions et où une automatisation de 30% des métiers est prévue d’ici 2030. En parallèle, les marques ultra-digitales utilisent notre data pour se rapprocher de nous et anticiper nos futurs besoins. Quant à nous, nous répondrons au mieux à nos propres besoins avec la tendance DIY et l’auto-suffisance.

 

En 2084, nous serons davantage en lien avec la planète

Objectifs de développement durable
© Organisation des Nations Unies

 

C’est un cercle vertueux et économiquement valable que d’avoir une scalabilité (à savoir une capacité de s’adapter rapidement au changement) éco-responsable avec un impact positif sur notre planète. En effet, si on réussissait à atteindre les 17 objectifs fixés par l’ONU, ce sont 380 millions d’emplois qui pourraient être créés d’ici 2030. Les marques y contribuent de plus en plus en permettant aux consommateurs de mieux comprendre ce qu’ils achètent. Et cela, grâce à une transparence totale permettant d’aller vers des produits de meilleure qualité. C’est une des raisons pour lesquelles on délaisse l’industrie agro-alimentaire en faveur d’une industrie plus locavore ou de la food tech’. On en vient même à parler aujourd’hui de capitalisme holystique, terme antinomique il y a encore de cela quelques années.

Malgré tout, explorer un univers si lointain a ses limites. Merci d’en prendre bonne note et de ne pas vous baser sur ces données pour construire votre avenir.

 

N.B : à noter que les millennials préféreraient changer de monde plutôt que changer le monde. Serait-ce par commodité ou négativisme ? Qui sait si en 2084, une autre planète sera peut-être accessible…