Paperboyo : 10 questions posées au street artiste 2.0

Ses détournements des monuments et paysages du monde entier sont reconnaissables entre mille sur Instagram. Mais qui se cache derrière le street artiste 2.0 Paperboyo ? Nous avons tenté d’en savoir plus à travers 10 questions.

Interview de l’artiste Paperboyo

Quelle est la signification du pseudonyme Paperboyo ?

Pour être honnête, je voulais le nom d’utilisateur « paperboy » (parce que je travaille avec du papier et que je suis un garçon), mais il étais déjà pris. Alors j’ai juste ajouté un « o » à la fin. A l’époque, seuls mes amis et ma famille me suivaient sur Instagram, donc mon nom d’utilisateur n’avait pas vraiment d’importance. Ensuite mon nombre de followers a augmenté et il était trop tard pour le changer. Mais j’aime ça, c’est un peu atypique et ça me convient bien.

Comment décririez-vous votre travail ? Peut-on parler de street artist 2.0 ?

Quelqu’un un jour m’a décrit comme un vandale non destructeur, ce qui est une assez bonne description. Je vandalise des points de repère bien connus mais seulement dans les limites de mon objectif.

 

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Comment vous est venue l’idée de jouer avec le mobilier urbain, les monuments célèbres, les objets du quotidien ?

Je photographiais Londres et quand j’ai chargé mes photos sur Instagram, j’ai réalisé à quel point elles étaient similaires à celles de tout le monde. C’est alors que j’ai décidé de faire quelque chose de différent. Je m’intéressais depuis un certain temps à la création autour du papier, il était donc logique d’explorer la possibilité de combiner la photographie et ce dernier.

Avez-vous une formation en rapport avec cet art ?

Non, je n’étais pas très bon en art à l’école et je n’ai jamais appris formellement quoi que ce soit sur la photographie. C’était juste un projet de passion pure qui a en quelque sorte évolué vers une carrière.

Avez-vous des activités annexes ou vivez-vous à 100% de ces détournements ?

J’ai quitté mon emploi en 2016 pour poursuivre ce travail à plein temps.

Quel est votre quartier, ou votre ville, de prédilection pour pratiquer cet art ?

J’ai commencé à Londres et parce que j’y vis, c’est toujours mon endroit préféré à explorer avec un appareil photo et mes papiers découpés.

Avez-vous déjà « joué » avec des monuments parisiens ? Si oui, lequel avez-vous le plus apprécié détourner ?

La photo de l’Arc de Triomphe que j’ai faite est l’une de mes photos les plus populaires. Quand elle est devenue virale, c’est à ce moment- là que mon public a vraiment commencé à grandir.

 

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Puisqu’on parle de Paris : des bars et des restaurants à recommander ?

Chaque fois que je suis à Paris, j’essaie de donner rendez-vous à des amis pour déjeuner au Marché des Enfants Rouges. C’est tellement plein d’énergie et le choix de la nourriture y est fantastique !

Quels sont vos prochains projets ?

J’espère visiter plus de pays en Asie. L’année dernière, j’ai beaucoup vadrouillé en Europe (y compris en France), ce qui était bien, mais en 2020, j’aimerais m’aventurer plus loin.

Le mot de la fin : un conseil pour les artistes débutants qui auraient peur de se lancer ?

N’ayez pas peur de mélanger différentes passions pour voir ce qui se passe. J’ai combiné la création papier et la photographie et en faisant cela, j’ai trouvé quelque chose d’unique qui m’a vraiment enthousiasmé. J’encourage toujours les gens à expérimenter et à jouer avec les genres car c’est en faisant des erreurs et en essayant de nouvelles choses que l’on découvre de nouvelles idées.

 

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