Peut-on vivre avec un animal dans un appart parisien?

Vivre dans un studio ou un petit appartement parisien ne les a pas dissuadées d’adopter un animal. Rencontre avec ces Parisiennes qui ont osé le quotidien avec un chien ou un lapin, et ne le regrettent absolument pas !

Elle adopte un chien dans son 25m2

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Photo by Cheryl Senko on Unsplash

 

Quand elle a adopté Queency il y a douze ans, Delphine vivait dans un logement étudiant de 25m2 en plein cœur de Paris. Une petite surface qui aurait dissuadé bien des personnes d’adopter un chien. Et ce, autant par crainte de le rendre malheureux, que de le voir y causer des dégâts. Dans un sondage Ifop de 2015, 19% des Français déclarent d’ailleurs ne pas avoir d’animal de compagnie pour cause de logement trop petit. Mais pas Delphine, pour qui la rencontre avec ce chiot s’est faite par hasard, à un moment où elle se sentait seule. Si la Parisienne est ravie de la relation tissée avec Queency, elle se rappelle avoir été confrontée aux difficultés du dressage dans une petite surface et en ville. Il lui a en effet fallu «  lui apprendre à ne pas faire pipi à l’intérieur […] à descendre et monter les marches. Mais aussi, à marcher à côté d'[elle], ne pas trop aboyer, ne pas suivre n’importe qui… » raconte-t-elle sur alchimie.paris.

« Avoir un chien est miraculeux en terme de lien social ! »

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Daphné de son côté souhaitait attendre d’avoir un jardin pour adopter un chien. Mais elle a craqué sur Pixel, un croisé bichon et Westie, dont la petite taille lui semblait adaptée à la vie dans son appartement de 40m2. Et l’adoption fut une totale réussite . « Pixel est ultra heureux, il passe ses journées à se prélasser dans son panier, sous le canapé ou sur les plaids et il adore se balader aux Batignolles », explique-t-elle sur son blog Mode and the city. Les sorties avec son chien sont toujours des moments de plaisir pour Daphné, qui y voit l’occasion de faire davantage d’exercice et de rencontres. « Avoir un chien c’est miraculeux en terme de lien social ! », s’exclame celle qui observe quotidiennement des gens lui sourire, venir caresser son chien et papoter avec elle. Un vrai avantage dans une ville où il est difficile de nouer des liens.

Les lieux publics parisiens sont très règlementés pour les animaux

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Photo by Tim Trad on Unsplash

 

Delphine en revanche, déplore que les chiens « soient de moins en moins acceptés dans les lieux publics » de la capitale. A Paris, ils sont en effet interdits dans les commerces d’alimentation. Et seuls les petits animaux (moins de 45 cm) sont tolérés dans l’ensemble des transports en commun, à condition d’être enfermés dans des sacs ou paniers. Un cadre strict qui ne laisse aucune place à l’improvisation. À tel point que le vétérinaire Mélanie Coquelle conseille aux propriétaires de prendre quelques « cours d’éducation ». « Afin de savoir comment permettre aux chiens d’interagir avec l’environnement urbain sans stress ». En revanche, la législation concernant les espaces verts s’est assouplie : désormais, il est possible de promener son chien en laisse dans les parcs et jardins ne disposant pas d’aire de jeux pour les enfants. Pour ceux qui voudraient s’épargner tous ces tracas, les chats semblent être une option de choix. Mais ce n’est pas la seule.

Le lapin a la côte auprès des Parisiens

 

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Le lapin Chili de ©Noemi

 

Les NAC ( Nouveaux Animaux de Compagnie) ont la côte à Paris, et principalement le lapin qui « séduit par son caractère câlin, curieux et explorateur ! », selon la vétérinaire NAC Mélanie Coquelle. Noemi, qui vit dans un duplex de 60m2, a craqué pour l’un d’entre eux. Une grosse boule de poils nommée Chili qu’elle laisse gambader librement dans environ 20m2 de son logement.
« Il faut cacher les fils électriques, déplacer les fleurs qui peuvent être nocives pour lui, bien choisir ses aliments ». Mais hormis ces quelques précautions, la jeune femme ne trouve que des avantages à cet animal « calme et doux ». D’autant plus qu’il partage facilement son quotidien avec des enfants ou d’autres animaux.

Une observation confirmée par Mélanie Coquelle, qui le place à égalité avec le cochon d’Inde dans la liste des NAC adaptés aux appartements parisiens. Si d’autres NAC comme « les octodons, furets, tortues, geckos, serpents » sont fréquemment adoptés à Paris, tous ne peuvent pourtant pas y être heureux selon la spécialiste. A l’instar des perroquets qui n’y ont ni espace suffisant pour voler ni possibilités d’interactions sociales avec leurs semblables . Si l’on ajoute à cela les possibles problèmes de voisinage dus à leurs bavardages, mieux vaudrait donc y réfléchir à deux fois avant d’en adopter…


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