Apple va-t-il faire main basse sur le streaming ?

Le nouveau service de streaming musical imaginé par la firme de Cupertino vient d’être officiellement lancé sur le marché international.

Aux abonnés – moins de 10 € en solo et 15 € pour six membres de la même famille –, Apple Music propose son catalogue de près de 40 millions de titres en streaming sur tous les appareils avec une fonction hors ligne. Pour se démarquer de ses concurrents déjà installés depuis des années, Apple va plus loin dans ses services complémentaires, qu’ils soient d’ordre technique ou éditorial. Par exemple, se créer des playlists se révélera un jeu d’enfant pour peu d’être familier d’iTunes, et elles se partageront tout aussi facilement, comme ses albums ou artistes favoris, sur Facebook, Twitter et Messages. Un algorithme maison épaulera les abonnés dans leur recherche de nouveautés et dans les écoutes en continu.

Néanmoins, si vous préférez faire confiance à l’oreille humaine, des journalistes maison spécialisés ou issus de magazines partenaires (Rolling Stone, Pitchfork, Mojo, DJ Mag) se chargeront de débroussailler l’actualité. Également au menu, la radio Beats 1 diffusera 24 h sur 24, depuis trois studios implantés à Londres, New York et Los Angeles, des interviews, des sessions live et des mix exclusifs. D’autres radios thématiques viendront compléter l’offre ainsi qu’une personnalisée, paramétrable à volonté. Sur ces dernières, chaque titre pourra être zappé. Enfin, la fonction Connect interpelle forcément les mélomanes passionnés ne souhaitant plus rien rater de leurs artistes favoris. Tous ceux inscrits pourront communiquer directement et instantanément avec leurs fans en diffusant des images des coulisses, des vidéos, des textes, des avant-premières, ou encore en dévoilant leurs influences via des playlists thématiques. Sur le papier, Apple Music promet beaucoup. Reste à savoir si à l’usage, ces promesses enthousiasmantes seront tenues.

En tout cas, le service a déjà provoqué la polémique : après la fronde de l’artiste Taylor Swift, la firme est revenue sur sa décision de ne pas rémunérer les auteurs des morceaux durant la longue période d’essai gratuite de trois mois. Celle-ci devrait en tout cas permettre de se faire une idée plus précise avant d’adopter ou non Apple Music comme une révolution de notre consommation musicale. Les précédents plaident en la faveur de la marque à la pomme, qui a souvent laissé le soin à ses concurrents d’essuyer les plâtres de l’innovation brouillonne avant de rafler la mise avec sa science du design, de l’ergonomie et du confort d’utilisation.

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