Cinabre : nœuds-papillon

On avait repéré ses nœuds-papillon à La Comédie Humaine du 10ème. Ancien yuppie posté dans un fonds d’investissements à la recherche d’entrepreneurs talentueux, Alexandre Chapellier décide en 2011 de monter sa propre boîte. Sa rencontre avec Michel Goma, couturier chez Patou pendant 10 ans et mentor de Jean-Paul Gaultier, le met sur les bons rails.

Cinabre se lance alors sur les belles matières, des tissus années 50 chinés sur ebay ou aux puces, récupérés des vêtements militaires de l’armée colombienne, des chemises hawaïennes de collection, des bandanas ou des tweeds et cachemires tirés des grandes maisons… chaque modèle se parant d’une doublure rouge vermillon référence au minerai de cinabre. Nœuds à nouer (à partir de 85 €), cravates (à partir de 115 €), ceintures (à partie de 245 €), gants bi-matières et maintenant porte-cartes, les collections made in Chartres s’exposent sur un ancien comptoir de lunetier ou piquent le papier-peint gorille signé Thomas Fontaine. Le décor, les lumières plissées comme la collection de robots – Goldorak, Bioman entre autres – font la touche décalée. A partir du mois de février, Cinabre devrait élargir son offre et proposer les souliers en demi-mesure de George Esquivel, puis collaborer en mars prochain à l’exposition du Bon Marché dédiée à l’ « oiseau rare de la mode », jet-setteuse et collectionneuse de mode, la new-yorkaise, Iris Apfel.