Galerie Joseph Turenne : la chaise d’arbitre revisitée !

Cette belle installation aux proportions imposantes aura probablement plus de mal à entrer dans votre salon que dans un espace d’art contemporain, à l’instar de la galerie Joseph Turenne qui l’accueillera pendant les D’DAYS.

Pourtant, même si elle ne déparera pas entre ces murs, sa vraie place n’est pas là. Bientôt sûrement, on pourra croiser l’une des silhouettes colorées qui la composent dans des lieux bien plus sportifs, si ce n’est au grand air. Car cette création signée Stéphanie Langard est une chaise d’arbitre de tennis.

A l’initiative de la Starter Gallery à Paris, la designer multicartes (conceptrice d’objets et de mobilier, mais aussi depuis peu directrice artistique de la luxueuse maison de lingerie ID Sarrieri) a ainsi réfléchi à la façon d’ouvrir les courts à des pièces étonnantes. De là est né ce siège, aux teintes qui évoquent la terre battue, le gazon, les lignes blanches tracées au sol ou bien sûr la fameuse balle jaune, et dont les formes rappellent la raquette et même l’ébauche de son cordage.

Ici installé, le juge de chaise suprême semble trôner, en suspension dans les airs, comme auréolé par les rayons du soleil. L’objet, fonctionnel (quoique d’apparence légère, on l’imagine conçu pour être stable) élégant et signifiant, a de quoi briser les codes tout en respectant les traditions, en accordant une place de choix à celui qui domine les débats. Attention à ne pas tomber de son piédestal, toutefois.