Histoires de parfums : une multitude de senteurs rares

C’est un lieu d’expression autour des parfums, à mi-chemin entre la galerie et la boutique.

Les flacons y sont mis en scène théâtralement, à tel point que l’on se demande quel est cet endroit. Quand nous y sommes allés, un violoncelle était accroché au plafond, avec une multitude d’archets or et argent. En réalité, la marque, Histoires de parfums, en dit déjà long, sans dévoiler le cœur des choses. Des parfums qui racontent une histoire… Au départ, c’est celle de Gérald Guislain, le créateur de la marque, dont les parfums lui ressemblent : riches de tempérament et singulièrement romanesques.

La collection n’obéit à aucune contrainte, si ce n’est l’inspiration. Ainsi, chacune de ses créations est une réminiscence ou une interprétation personnelle d’un personnage, d’un poème, d’un opéra ou d’un écrivain. Ses parfums évoquent un univers fait de senteurs mêlées. Nombre d’entre eux portent l’année de naissance du personnage ou la date de création de l’œuvre.

Parmi la large gamme, on trouve ainsi 1899 (référence à Hemingway), à base de muscade, de lavande et d’iris. 1804 rend hommage à George Sand avec des notes d’ananas, d’ambre et de tiaré. 1740 est le parfum du marquis de Sade, aux effluves de cuir, d’épices et de patchouli. 1969, année érotique, comme chacun sait, associe café, chocolat et pêche. 

1904 évoque l’opéra Madame Butterfly, avec des effluves de poudre de riz et un côté frais et métallique. 1875, c’est Carmen, avec des notes de vanille, de safran et de benjoin. Moulin Rouge, lui, sent la cocotte et le rouge à lèvres. Pour les opéras, le flacon est présenté dans un écrin-boîte à musique qui reprend quelques mesures de l’opéra en question. Pour les autres thèmes, les boîtes sont élégamment packagées, évoquant une bibliothèque olfactive. Des éditions de luxe, à lire sur la peau.