L’écran est mort, vive la projo

Des téléphones aux PC et tablettes ou montres connectées, les écrans sont partout. Comment s’en libérer, surtout en vacances d’été ? Sony pense avoir la solution…

Et elle est pour le moins bluffante ! Il s’agit du Xperia Touch, un vidéoprojecteur dont l’image est tactile. Cette dernière, de 23 pouces, peut être projetée sur n’importe quelle surface plate, horizontale ou verticale. On pose le boîtier sur une table – ou près d’un mur, même au sol – puis on manipule l’image projetée, comme s’il s’agissait d’un écran de tablette. Car l’Xperia Touch est essentiellement une tablette inversée. On le connecte au wifi, à son compte Google si on le souhaite (il tourne sous Android), et on accède immédiatement à ses applications préférées. Parmi les plus intéressantes, on retrouve une simple app de dessin qui détecte la trace de son doigt, ainsi que quelques autres jeux tactiles qui raviront les enfants ; Skype, qui prend une nouvelle dimension puisqu’on peut appeler papi et mamie en projetant leur image sur le mur ; YouTube, qui s’affiche également sous un tout autre angle ; et on peut même faire le DJ, simplement en effleurant la table de la salle à manger. Il est également possible d’afficher des sources vidéo externes, bien sûr, à condition de posséder un câble (mini HDMI) dédié. On comprend moins, en revanche, l’intérêt de l’appareil photo (on ne sait pas par où il pointe), et le manque relatif d’applis véritablement dédiées à cette nouvelle plateforme. À presque un kilo, l’appareil pèse également un peu trop lourd pour être préféré à une tablette dans sa valise, même si son autonomie d’une heure pourrait se révéler bien utile en vacances. Cela dit, vu le prix — environ 1500 € — on préférera sans doute le laisser à la maison, pour lui éviter tout choc potentiel en voyage. Toujours est-il qu’au-delà de l’aspect gadget, le Xperia Touch est un impressionnant appareil futuriste, qui promet de fascinantes nouvelles façons d’afficher et d’interagir avec les images. De là à changer l’avenir, on verra… d’ici un an ?