PHM Saints-Pères

Rive gauche, dans le tronçon de la rue des Saints-Pères courant de Rykiel à Saint Laurent, se concentraient déjà les bijoux d’Aurélie Bidermann, ceux de Servane Gaxotte, et la boutique du japonais Yohji Yamamoto.

Depuis quelques semaines les a rejoints celle du créateur Pierre-Henri Mattout. Un nom que connaît bien le milieu de la mode, le garçon s’étant fait remarquer il y a dix ans en reliftant l’image de la maison Dormeuil. Parti en 2006 rejoindre New York, où il dirigea le style du prêt-à-porter chez Victorinox puis la ligne Calvin Klein Platinium, Pierre-Henri Mattout se convertit pendant ces années-là à l’esprit streetwear US. Il revient huit ans plus tard à Saint-Germain avec un premier espace exclusivement dédié au street pointu et créatif, présentant sa marque, PHM Saints-Pères (une ligne de chemises, sweats et tee-shirts hybrides), quelques nouvelles références américaines – jeans Tellason, parkas Ten C –, des basiques danois dont les chinos Norse Projects, et le meilleur du street japonais, Comme des Garçons et Junya Watanabe notamment. Rare à Paris, le très bon rayon de sneakers va de Lanvin à Pierre Hardy, sort les éditions limitées du Coq Sportif, Puma, New Balance, et tire quelques bons coups, dont les runnings “no logo” des suédois Spalwart ou la réplique magique de la Air Jordan en version cuir organique (non traité) des Japonais Hender Schem… Courte mais unique, la sélection d’accessoires propose les bracelets-escalades lumbersexuels (entendez hipster version “nature”) de l’enseigne de concept stores Kapok à Hong-Kong, les casquettes cyclistes Ciele, et bientôt une ligne de sacs PHM Saints-Pères réalisée en collaboration avec une marque du Colorado, Topo Designs.