Web : les nouveautés de la semaine

Ces dernières années, on assiste à l’émergence de jeux différents et créatifs, des applications et autres nouvelles technologies. Voici notre sélection de la semaine.

Vidéoludisme ou Masochisme ? 

C’est hélas le cas de Cuphead (Xbox One, PC, 20 euros), jeu attendu depuis des lustres pour son style hors norme : on dirait un dessin animé des années 30 sous LSD. Des traits simplistes aux animations exagérées, des musiques d’époque au faux grésillement de l’image, Cuphead est une pure merveille visuelle. Mais on n’a que trois vies, et tout comme les jeux ‘run & gun’ d’antan dont le gameplay de Cuphead s’inspire (Contra en tête), on meurt très, très – trop – souvent.
Et donc on lâche l’affaire, se privant de futures découvertes vidéoludiques. À l’instar de White Night, un jeu de survival horror ou de Ori and the Blind Forest ; deux autres indépendants récents, tout aussi beaux que difficiles.

Dans la catégorie gros budget, c’est un peu la même chose. Dans l’arène des jeux massivement multijoueurs, on ne tolère pas la moindre faiblesse. Ainsi, quand on ose avouer en ligne qu’on est coincé au début du nouveau Destiny 2 (Xbox One/PS4/PC, 60-70 €), on se prend illico des centaines d’insultes. Pas vraiment de quoi inciter à reprendre la manette.
D’où une question inévitable : à quoi sert le jeu vidéo ? À mourir des centaines de fois, par pure plaisir masochiste ? Ou bien à être ébloui par des mondes de plus en plus beaux, immersifs et accessibles ?

IKEA Place ou l’AR (presque) salvatrice


© Ikea

Et si la technologie pouvait nous éviter une visite chez IKEA, et les prises de tête qui vont souvent avec ? Ou du moins nous empêcher d’acheter ce canapé qui gâchera le feng shui du salon ? IKEA Place est une nouvelle app de réalité augmentée, qui permet de placer des meubles (virtuels) dans son chez-soi (réel). On scanne la pièce, on fait ses choix parmi une sélection restreinte mais tout de même conséquente de l’enseigne suédoise, et on place les produits sélectionnés où on le souhaite. Parfait pour savoir si cette bibliothèque Billy tiendra entre les deux commodes existantes ; si ce fauteuil Poäng brisera la tranquillité du bureau ; ou bien si ce lampadaire Storuman a véritablement sa place dans les toilettes.

Seulement voilà : le scan assez sommaire de la pièce n’arrive pas toujours à bien sonder ses proportions, ce qui peut donner lieu à des chaises géantes ou à des tables riquiqui, alors que tout l’intérêt de cette app réside dans le fait de juger si on a la place pour un énième meuble en bois recomposé. Pas sûr, donc, qu’IKEA Place nous épargne de nouveaux combats de couple à Villiers-sur-Marne… OR

App gratuite pour iPhone (requiert iOS 11)

Quand la photo mobile devient art


© Kares Leroy

Les fabricants insistent de plus en plus sur les performances des appareils photo de leurs derniers smartphones, exploitant souvent les meilleurs clichés à des fins publicitaires. Rares sont ceux qui s’en servent pour mettre en avant plusieurs créateurs à la fois. Saluons donc l’ouverture de la première Huawei Photo Gallery à Paris. Certes, elle se trouve au Centre de Service Clients de la marque de smartphones chinois, mais elle expose uniquement des œuvres – capturées avec des téléphones, un vrai pari artistique en soi – de photographes : Kares Leroy (notre photo), NathParis, Cris Silvera, Julia Gat, Lily Rose et Max Passadore. Une visite qui vaut donc le détour, surtout si on a un téléphone Huawei à réparer !_O.R.

Huawei Photo Gallery, 109, rue Montmartre, 2e, M° Bourse, 10h-20h lundi-samedi, accès gratuit