Six auteurs de BD à suivre à tout prix sur Twitter

Des déboires de mère de famille de Leslie Plée à l’humour absurde d’Aurélien Fernandez, Twitter est un véritable espace de liberté pour les auteurs (et autrices !) de bandes dessinées. Voici six twittos et twittas qui sortent des cases.

 

Aurélien Fernandez

La touche Aurélien Fernandez, c’est une ironie très deux point zéro et un art de la concision qui convient parfaitement au format « wecomic-strip » – des personnages un peu cartoon, quatre cases en moyenne, une narration brève, une chute qui (d)étonne. De la satire sociale aux gags les plus incongrus, l’artiste débarque toujours là où on ne l’attend pas.

 

Leslie Plée

C’est avec beaucoup de tendresse et d’humour que Leslie Plée évoque au gré de ses dessins sa vie de jeune mère de famille. Le charme rond de ses traits convient tout à fait à son ton : une observation bienveillante, ironique et attachante des facéties de l’enfance, mais aussi de la maternité et des déboires qu’elle engendre au quotidien. Mignon et marrant.

 

Loïc Sécheresse

Comme le suggère son patronyme, les esquisses de Loïc Sécheresse dénotent par leur caractère incisif. On sent l’héritage de l’humour noir des cartoonistes belges dans les esquisses filiformes de ce dessinateur de presse, surtout lorsque celui-ci pose son regard sur les réformes gouvernementales – comme la fameuse « loi anti-casseurs ». Désabusé et amusant.

 

 Marc Dubuisson

La force de Marc Dubuisson, c’est l’épure. Pas de décors – et pas vraiment de corps non plus – mais des têtes à l’allure de smileys qui papotent de tout – la vie politique, la startup nation, le sexisme, les réseaux sociaux. Les sarcasmes bien sentis de l’artiste cernent avec pertinence les problématiques et contradictions de notre société actuelle. Mordant au possible.

 

Shyle Zalewski

Il y a une dimension « comic-strip new-yorkais » dans les bandes dessinées de Shyle Zalewski : du noir et blanc, des vannes socioculturelles, une sexualité débridée, des introspections qui font mouche. Quant à l’irrévérence et l’absence de tabous qui ressortent des cases de la trentenaire, elles sont ultra-générationnelles. Aussi insolent que sexy.

 

Kek

Paré de ses 38 000 followers, le webmestre Kek réjouit autant par ses tweets drolatiques que ses bandes dessinées caustiques. A longueur de semaines, il croque sa vie incroyablement normale de dessinateur à coups de comics-strips, s’attardant sur les petits riens qui font l’existence – entre parties de jeux de plateau, week-end chez les parents et syndrome du « vieux con ». Ou comment faire de l’ennui le terreau de la création.