Lulu dans ma rue, la conciergerie solidaire qui dépanne tout Paris

Lulu, c’est un peu la voisine idéale que l’on aimerait tous avoir. Toujours prête à dépanner, elle sait un peu tout faire. C’est ce personnage idéal que l’association Lulu dans ma rue fait vivre. À travers son réseau de conciergeries solidaires, elle organise les échanges de petits services dans les quartiers où elle est implantée.

La naissance de Lulu dans ma rue

Tout a commencé par l’ouverture d’une première conciergerie de quartier à Saint-Paul, en avril 2015. Charles-Edouard Vincent, son fondateur, a « la conviction que notre société ira mieux si on remet de l’humain dans notre quotidien. », si on met en relation des personnes disponibles pour des petits boulots et des gens du quartier demandeurs. Lulu, c’est une association qui propose des services oui, mais veut aussi cultiver les bonnes relations entre les habitants des quartiers. Elle accorde une grande place à la confiance entre les participants. Pour que tout fonctionne bien, une charte résume « L’esprit Lulu » avec quatre règles d’or et quatre valeurs clés.

 

Comment ça marche ?

Lulu dans ma rue fonctionne avec un système avantageux. Pour les Lulus qui travaillent, ceux qui doivent se déclarer micro-entrepreneurs et les bénéficiaires. L’association propose des services à des prix entre 5 et 20€ les 30 minutes. Et 50% de crédit d’impôt sur la majeure partie des services achetés. Le panel de services est très large et va de l’aide administrative au classique baby-sitting. Selon Pauline Desmoulins, responsable du développement commercial de Lulu depuis deux ans, les quatre services les plus demandés sont le bricolage, le ménage, l’assistance informatique et les gros bras. « On a aussi des demandes insolites parfois. », comme écrire « Je t’aime » en croate à l’entrée d’un parc pour la femme d’un homme amoureux, ou aller apporter des vêtements chauds à l’aéroport pour une famille arrivant d’un pays chaud.

 

À chaque quartier ses Lulus

L’activité des Lulus est très attachée au rythme des saisons précise Madame Desmoulins. En juillet et en août, les demandes d’arrosage de plantes et de soins d’animaux suivent les chassés-croisés des vacances, tandis qu’à la rentrée les demandes de renfort pour le ménage affluent. Environ 350 Lulus sont référencés, actifs à des niveaux variables, selon leur bon vouloir, leur disponibilité… Mais au final, « ce qui manque ce n’est pas tant des clients que pas assez de Lulus ! ». Aujourd’hui, l’association compte cinq kiosques (qui étaient avant utilisés pour les journaux), des corners dans des supermarchés et un au BHV, quatre stands sur des marchés parisiens et bientôt le premier kiosque hors Paris intra-muros, à Clichy.