Portrait du couple de créateurs de la marque Victoria/Tomas

Le couple Victoria/Toma dans les bras l'un de l'autre
Victoria et Tomas

 

C’est au fil d’un « dialogue continu » que le couple de créateurs Victoria/Tomas invente ses collections. Chez eux, il s’agit davantage d’une respiration commune – « nourrie d’échanges du matin jusqu’au soir » – que d’inspirations qui viendraient se coller sur un moodboard. Tout se vit et se construit à deux ! Victoria propose des pièces qu’elle pourrait porter et Tomas les pousse à leur extrême en amenant une touche masculine qui demeure « quoi qu’il arrive, toujours urbaine et élégante ». Ainsi, ils fabriquent une garde-robe féminine au sein de laquelle naissent des chemisiers « jamais simples », des robes oversized, des trenchs en cuir ou des mailles «nécessairement avec un détail original pour ne jamais faire de basics tout en restant dans une mode toujours portable ». Chaque vêtement doit devenir un indispensable pour la femme qui l’acquiert. Et tout cela fonctionne ! Parce que les pièces sont élaborées à partir de leur nécessité dans le dressing de Victoria qui s’habille uniquement avec la marque – et qui, surtout, essaye tout avant de le présenter « parce que c’est une vraie femme, pas un mannequin ».

 

Défile de mode des créateurs Victoria/Tomas
© imaxtree

 

Cette saison naviguant entre les inspirations galactiques, la culture punk et le désir d’un discours amoureux prolongé, le couple propose une collection particulièrement sport et urbaine, présentée dans le backstage du Yoyo. Comme à l’habitude, ce défilé a été pensé et composé comme une toile de peintre mise en mouvement : leurs couleurs « toujours inattendues », les matières « avant tout agréables à toucher » et les coupes s’assemblent et se déclinent pour construire le vestiaire d’une citadine profondément romantique et sûre d’elle. Ainsi les poches des chemisiers inspiration 80s se transforment en cœur lorsqu’on les ouvre. Et lorsqu’ils n’ont pas de poches, ces chemisiers se gonflent pour devenir sur-épaulés grâce à un système délicat de pinces maîtrisées à merveille. Les robes du soir, quant à elles, ont été conçues avec l’idée du mouvement comme un vêtement de sport ; les manches sont accrochées à des élastiques qui permettent de relever ses manches de soie qui viendront se glisser sous des doudounes aussi brillantes qu’oversized pour affronter l’hiver prochain, si rude soit-il.