5 adresses pour écouter du rock à Paris

Devancé par les musiques électroniques en tant que son de révolte massive, le rock reste l’un des genres les plus écoutés à Paris. Entrant dans une nouvelle phase de son histoire, il opère ces jours-ci un retour à ses origines. Après les stades et les gros festivals, il vit une nouvelle jeunesse dans les pubs et mini-clubs cachés de la capitale. Tour d’horizon en 5 adresses cultes.

 

La Mécanique Ondulatoire

 

Pourquoi ? Des concerts authentiques et vibrants
Tendance ? Punk is (still) not dead

Comme son surnom (la Méca’) peut l’indiquer, ce lieu est un des ultimes lieux-saints de la culture rock parisienne. Petit bar doté d’une salle de concert au sous-sol, il cultive sans effort une atmosphère toujours authentique entre références rétro et délire grunge. Son argument infaillible : une programmation unique qui croise jeunes groupes locaux et signatures internationales issues, comme Wu Lyf, des différents sous-genres actuels. Des performeurs dont la réputation se garde du grand public pour offrir une nouvelle vision d’un son qui poursuit encore son évolution.

La Mécanique Ondulatoire
8, passage Thiéré, 11e

 

 

L’Apérock

 

rock
© Apérock

 

Pourquoi ? Un plongeon dans la culture rock américaine
Tendance ? Blouson cuir vs Beach boys

Vous l’avez peut-être oublié mais vous avez sûrement déjà mis les pieds à l’Apérock, un des bars adjacents du mythique Bataclan. Voisin peu discret, il s’impose comme un lieu de chute providentiel pour tout amateur de culture rock américaine. De bonnes playlists et une décoration qui vous transportent tout droit vers les 70’s garantissent une immersion totale. Quant à la carte, elle vous réserve elle aussi des surprises avec des noms de cocktails aux airs d’hommages comme l’Aventurier (oui, oui), le Lemmy ou le Raide Zeppelin.

Apérock
7, rue Bayen, 17e.

 

Le Supersonic

 

club rock
© Dilly Dally par Santiago Perez Gallardo

 

Pourquoi ? Revivre les grandes heures du genre
Tendance ? ‘Faire du vieux avec du neuf’

En 2016, Paris pleurait la perte de l’OPA Bastille, scène mythique du Paris nocturne où le rock s’imposait comme tendance majeure. Quelques mois plus tard, le Supersonic dévoilait ses couleurs de club branché techno, house, etc. Mais c’était sans compter sur l’âme farouche de l’OPA qui ramènera vite le rock sur les lieux. Aujourd’hui, la salle jongle entre ses deux identités avec brio et se transforme en portail spatio-temporel pour consoler les nostalgiques. Ces derniers mois, on y (re)découvrait David Bowie, U2, The Doors et même Elvis Presley – tous revisités par des tribute bands dévoués et bourrés de talent.

Supersonic
9, rue Biscornet, 11e.

 

Glazart

 

club rock
© Katia Wojtkow

 

Pourquoi ? Pour ceux qui n’ont pas peur du noir
Tendance ? Puissante et sombre, très sombre

On parle souvent du Glazart pour ses soirées techno et sa jolie petite plage, mais le club cache une double vie que certains sont loin d’imaginer. Troquant régulièrement ses projections colorées pour des mises en scène plus obscures, il s’impose comme la scène dédiée aux musiques dures du rock. Black, death ou heavy, le métal et ses références occultes sont mises à l’honneur avec un goût prononcé pour leurs subdivisions les plus underground. En décembre, on y découvre Sortilegia ou Wolves In The Throne Room. L’adresse parfaite si vous n’avez pas peur de perdre votre âme face aux enceintes.

Glazart
7, avenue de la Porte de la Villette, 19e.

 

Le Truskel

 

club rock
© Truskel

 

Pourquoi ? Des surprises de taille
Tendance ? Discrétion et authenticité

Au Truskel, on ne se la joue pas. Pas d’artifices ni de programmation tape-à-l’oeil. Son décor est simple mais pourtant, le mini-club est l’un des derniers piliers de l’intelligentsia révoltée qui accompagne le rock. On y croise majoritairement des musiciens, des “gens du milieu” et des passionnés pointus. De grosses pointures y apparaissent souvent sans prévenir ; on pourra citer Bloc Party, Metronomy ou John Forte, entre autres. Sous ses airs de pub innocent, le Truskel est l’adresse un peu secrète qui réserve de grosses surprises, comme un show imprévu de Pete Doherty ou un DJset de Franz Ferdinand.

Truskel
12, rue Feydeau, 2e.