Le Badaboum : déjà cinq ans de fêtes explosives !

Comme chaque année depuis sa création en 2013, le Badaboum organisera une grosse soirée à thème et pleine de surprises à l’occasion de sa fête d’anniversaire. Avant de réserver sa place pour cette nuit du vendredi 8 décembre qui s’annonce aussi cosmique qu’inoubliable, A Nous Paris est allé à la rencontre d’Aurélien Delaeter, son cofondateur et directeur associé du groupe Bonjour/Bonsoir, pour ouvrir la boîte à souvenirs et mesurer tout le chemin parcouru depuis 5 ans par le club de la rue des Taillandiers (Paris 11e).

 

Badaboum © Nicolas Dorval-Bory

 

Qu’est-ce que ça fait d’avoir 5 ans ?

Ça fait bizarre car on nous a toujours raconté que la durée de vie d’un club à Paris était de 5 ans. Du coup, on est contents et soulagés de pouvoir enfin passer ce cap et ainsi se débarrasser de cette barrière psychologique qui n’avait de valeur que parce que l’on nous en parlait ! D’ailleurs, d’un point de vue entrepreneurial, on dit aussi qu’une société devient solide au bout de 5 ans. Je pense qu’il y a du vrai là-dedans, qu’au bout de cette période, quelque-chose se matérialise. Après 5 ans, on devient moins fragile. C’est bon pour la suite !


Cinq soirées folles du Badaboum

Soirée n° 1 « Celle qui me vient tout de suite en tête, c’est la soirée de notre premier anniversaire. On avait tenté une soirée déguisée – c’est d’ailleurs devenu une tradition qui se répète chaque année. Un vrai carton ! On avait fait appel à des scénographes pour avoir des décors incroyables. Il y avait des performeurs, des happenings de partout… Tout le monde a joué le jeu en venant déguisé suivant le thème choisi, le retour en enfance, et la fête a été complètement folle. Un moment magique. »

 

© Badaboum

 

Soirée n°2 « Une autre soirée mémorable, c’est la Sunday Sporting Club que nous avions organisée en 2016. Encore une fois, nous étions tous déguisés, cette fois en sportifs, et avions invité Moodymann. Il a retourné le dancefloor ! Comme c’était une soirée un dimanche, elle était forcément plus confidentielle, mais cela n’avait pas empêché l’ambiance d’être totalement incroyable. Je revois encore Kenny Dixon Jr aka Moodymann prendre ses deux bouteilles de vodka et descendre dans le public pour servir des shots à tout le monde en plein milieu de son DJ set. Un souvenir complètement dingue. »

© Badaboum

Quand vous avez lancé le Badaboum, imaginiez-vous que le lieu prendrait aussi bien ?

Non, pas autant ! Notre volonté était de pouvoir trouver une réponse à une problématique : la nuit à Paris était alors un grand tunnel dans lequel il ne se passait pas grand-chose. Comme il y avait peu d’offres, certains exploitants en profitaient même pour ne pas être très cool et cela se ressentait directement sur la manière dont étaient traités les clients. Nous, on voulait mettre un coup de pied dans la fourmilière, en développant un lieu à la fois underground et cool, où l’accueil serait primordial… et on ne s’attendait pas à ce que cela explose aussi vite ! Ce succès nous a même complètement dépassé et on a mis un an à comprendre le phénomène. D’ailleurs, le plus gros défi a été de maintenir ce cap car on ne voulait surtout pas redescendre ensuite. Voilà pourquoi, depuis 5 ans, on garde ce rythme effréné.


Cinq soirées folles du Badaboum, la suite

Soirée n° 3 « Impossible de ne pas parler de l’anniversaire des 11 ans du groupe dOP qui s’est déroulé en janvier dernier. Ce soir-là, ce fut la dernière du groupe Nôze en live avant sa séparation. Ezechiel Pailhes et Nicolas Sfintescu avaient décidé d’arrêter leur duo et ils nous ont offert un dernier live intense : ils se sont complètement lâchés devant leur public et celui du Badaboum. C’était juste fou. Même si, par le passé, j’ai déjà pu ressentir une réelle cohésion entre le public et les artistes, celle-là a été époustouflante. Tout le monde ne faisait qu’un : on avait l’impression d’avoir une seule et même vague qui remplissait la salle. »

 

© Badaboum

 

Soirée n°4 « Un autre concert marquant, c’est celui de Magnetic Ensemble, en 2016. Un live extraordinaire, vraiment. Et comme pour Nôze, ceux qui y étaient peuvent confirmer qu’il s’est passé un truc difficilement descriptible cette soirée-là. »

 

© Badaboum

Justement, comment décrire le Badaboum aujourd’hui ?

C’est d’abord un lieu de vie, un espace social et pluridisciplinaire qui lie les sens. Il y a bien évidemment une direction artistique musicale, mais aussi culinaire, de cocktails… On est dans le goût, pour les gens et par les gens.

Outre le thème « Rendez-vous dans l’espace » que l’on connait déjà, que peux-tu donner comme indices sur ce qui nous attend pour la soirée du 8 décembre ?

Chaque année, on dessine un thème facile comme une phrase sur un bout de papier pour ensuite le laisser à la libre interprétation de chacun, histoire que tout le monde puisse ne pas avoir peur de jouer le jeu. Pour cet anniversaire, le thème peut donner lieu à plein de questions. Au fond, c’est quoi l’espace ? Des astronautes ? Des extraterrestres ? Des super-héros ? Du carton-pâte ou des choses plus sérieuses et élaborées ? Roswell, des martiens ou des petits bonhommes verts ? Total Recall ou Alien ? L’espace, c’est ça : un univers de fantasmes que chacun peut interpréter comme il veut.

Quant à nous, on va évidemment faire une grande fête avec un peu toutes ces interprétations, avec des shows, des acteurs, des artistes, des musiciens, des happenings… On pourra aussi venir déguiser ou se déguiser sur place. On est encore en train de mettre ça en place, mais on ne va pas trop en dire car on aime créer la surprise. Ce qui est sûr, c’est qu’il y aura plein de choses à voir, à vivre et à partager.


Cinq soirées folles du Badaboum, la suite de la suite

Soirée n°5 « J’aurais pu parler d’un autre anniversaire du Badaboum, mais je ne pouvais pas zapper ce Nova Mix Club de 2015 avec Pedro Winter aka Busy P. C’était l’un des premiers que l’on faisait ensemble. A 21h, la salle était déjà blindée. Tout le monde dansait tellement qu’à un moment, on pensait tous qu’il était 4h du mat’ alors qu’il ne devait être que 22 ou 23h ! Cela résume bien le Badaboum qui, avec des formats de soirée un peu particuliers, se veut parfois hors du temps. »

© Badaboum

 

Bonus Track : un morceau emblématique de ce qu’est le Badaboum

« Bizarrement, ce serait un morceau de Midnight Magic, le titre Beam Me Up. Leur morceau phare. Parce qu’il sort des sentiers battus, qu’il est en dehors de nos terrains d’expression musicaux de façon directe et qu’il lie un peu tous ces univers de live que l’on apprécie, avec des musiques très actuelles. Surtout, il a un côté bien plus new-yorkais ou londonien que berlinois ! »