Interview : Oré raconte son Paris idéal

Si on ne s’ennuie jamais à Paris, c’est aussi et surtout grâce à l’offre culturelle, artistique et musicale pléthorique qui s’y développe et se renouvelle sans cesse. Derrière elle, des artistes, des collectifs, des programmateurs, des barmans et plein d’autres passionnés. Mais quand ils ne se produisent pas en concert, ne mettent pas en place des festivals ou des maisons d’édition militantes, que font-ils de leur temps ? Comment profitent-ils de Paris ? Où vont-ils pour boire un demi ? Pour voir un showcase ? Pour faire la fête ? Découvrez le quotidien de ces personnes faisant partie intégrante de la merveilleuse scène artistique et culturelle parisienne, de ceux qui nous rendent la vie plus riche et la nuit plus festive !

Oré

Après avoir joué sur la scène des Inouïs du Printemps de Bourges, la jeune artiste Oré amènera ces prochaines semaines sa pop matinée de hip-hop aux demi-finales du tremplin Zebrock, au festival les Aliennes et au festival Onze Bouge. Un agenda chargé pour cette musicienne à l’avenir radieux. Entre deux concerts et trois répets, Oré profite de sa ville…

A quoi ressemble un week-kend typiquement parisien chez toi ?

Les week-ends je travaille en tant que serveuse dans un salon de thé, T’cup, comme les Parisiens adorent bruncher je ne m’ennuie pas…

oré
© T’Cup

 

T’Cup
16 rue des Minimes, 
Paris 3e
Ouvert du mardi au samedi de 9h à 22h30, le dimanche de 9h à 19h

 

Ton ou tes bars préférés ?

©Radovan on Unsplash

Le In the garden, qui est juste en bas de chez moi. C’est un bar spécialisé dans les bières belges (majoritairement à la bouteille). Le cadre est très intimiste, c’est un petit bar des gens du quartier, le moins parisien de tout Paris !

In the garden
39 rue Saint-Maur, 
Paris 3e
Ouvert du mardi au samedi de 17h30 à 1h45, le lundi jusqu’à 1h

Ta petite adresse ?

oré
© Broken Biscuit

 

Broken Biscuit, une micro-pâtisserie dans une petite rue à côté du Square Gardette. Les deux propriétaires sont anglais, on y trouve des carrot cake, scone, granola, etc… Le salon est vraiment minuscule, mais le matin quand il n’y a personne c’est vraiment chouette !

Broken Biscuit
10 passage Rochebrune, 
Paris 11e
Ouvert du mercredi au vendredi de 8h30 à 18h, le week-end de 10h à 18h

Ton resto préféré ?

©simon sun on Unsplash

Le restaurant l’Afghanistan, dans la rue Saint-Maur. Les plats sont à tomber, le personnel adorable et le cadre très chaleureux.

L’Afghanistan
48 rue Saint-Maur, Paris 11e
Ouvert tous les jours de 19h30 à 23h

Ton quartier préféré ?

©Dorli Photography – Avenue Bion – Pere Lachaise – CC BY-NC-ND 2.0 / Flickr

Le mien, le 11ème. Il y a tout : un musée, une superbe petite bibliothèque, un marchand de fruits et légumes, un petit square, beaucoup de bars/restaurants et petites salles de concerts, le Père Lachaise pour se balader et profiter d’une belle vue sur Paris. On est pas loin de Belleville non plus, où j’aime bien me balader, ainsi que du Marais, qui est plus touristique mais agréable pour marcher.

Ton ou tes musées préférés ?

oré
©MEP – exposition en cours : « La photographie française existe…je l’ai rencontrée »

Quand j’ai envie d’aller visiter une exposition, je me tourne souvent vers la Maison de la Photographie, sans aucune raison vraiment valable. Sinon j’aime bien la Cinémathèque de Paris aussi.

 Ce que tu préfères à Paris ?
©Roman Kraft on Unsplash

L’accès très facile à la culture, la force des quartiers. Chaque quartier a une identité particulière, parfois on a l’impression de voyager en passant de l’un à l’autre. J’apprécie de rencontrer aisément de nouvelles personnes.

S’il y avait une chose à changer dans cette ville ?

©Nonsap Visuals on Unsplash

Dans l’idéal il y aurait beaucoup moins de voitures dans le centre, histoire de respirer un peu.

C’est comment d’être artiste dans la capitale ?

©Kobe Subramaniam on Unsplash

Je commence à me rendre compte que le monde artistique est un petit réseau. On connait toujours quelqu’un qui connaît quelqu’un, qui connaît quelqu’un… Tout devient très accessible, en rencontrant les bonnes personnes au fur et à mesure. Pour ce qui est de jouer, c’est assez excitant de tester les salles les unes après les autres, de l’autre côté, sur la scène ! Après, Paris demande beaucoup de temps et d’argent, et la musique aussi, donc il faut souvent faire des choix…

Ton ou tes artistes parisiens préférés ?

Dans le monde musical, je suis pas mal Grand Soleil et Uto, chez Pain Surprise ! Sinon j’aime beaucoup Nicole Ferroni, qui est humoriste/journaliste. Je ne sais pas s’ils sont vraiment parisiens… Mais en vrai : qui est vraiment parisien ?

Ton ou tes disquaires préférés ?

©Natalie Perea on Unsplash

J’écoute beaucoup la musique en streaming, grâce à Deezer. Sinon ça m’arrive de me rendre dans ma bibliothèque de quartier (Parmentier) pour découvrir des CD/DVD que je n’aurais pas découvert autrement. En plus les bibliothécaires n’hésitent pas à mettre en avant leurs coups de coeur.

Ton ou tes festivals de prédilection ?

©Austin Neill on Unsplash

Le Pitchfork avant garde pour découvrir de nouveaux artistes dans plusieurs salles parisiennes, les Heures Heureuses pour tester plein de mets délicieux dans différents quartiers. Hors de Paris, j’ai beaucoup aimé les Rio Locos à Toulouse. J’aime aussi les Déferlantes d’Argelès-sur-Mer, pour le cadre idéal, et parce que c’est pas loin de là où j’ai grandi.

 

Plutôt hiver, automne, printemps ou été à Paris ?

©Jay Dantinne on Unsplash

Automne et printemps quand il fait encore bon, et qu’il y a de bonnes odeurs de nourriture dans la rue.

 

Quelle a été ta dernière découverte ?

oré
©Yikou – So Many Paris

 

Le restaurant de Dim Sum “Yikou” à Stalingrad !

Yikou
49 rue de l’Aqueduc, 
Paris 10e
Ouvert du mardi au dimanche de 12h à 15h et de 19h à 23h

Ton meilleur souvenir de concert à Paris ?

Girls In Hawaï au Casino de Paris ! J’étais triste, il avait fait moche toute la journée et je suis allée les voir seule, car j’avais reçu une invitation. Ils m’ont finalement amené dans un autre monde. La mise en bouche, c’était Lomboy, ça m’a vraiment fait un bien fou.

Ta soirée parisienne la plus épique ?

©Hatim Belyamani on Unsplash

Celle où tous les bars dans lesquels on rentrait étaient en phase de fermeture. Et on a tellement insisté qu’il n’y avait plus de métro. On a dû attendre 5h du mat, et il faisait bien froid… Je préfère largement les matins aux nuits parisiennes en fait.