Rone se raconte en 5 lieux parisiens

Mirapolis, c’est le nom du nouvel album de Rone. Un titre inspiré du premier parc d’attraction français qui, quatre ans après son inauguration près de Paris, avait été contraint d’éteindre ses ambitions et de fermer boutique.  Un lieu bien connu des explorateurs et de ceux qui aspirent à trouver quelques brèches inspirantes en milieu urbain. Rone est probablement de ceux-là, c’est la raison pour laquelle nous lui avons demandé de nous parler de ces adresses qui, à Paris, l’ont marqué et continuent de l’inspirer.

 

 

Après nous avoir présenté ses Creatures en 2015, le producteur utilise ses talents pour nous emmener à la découverte de Mirapolis, une ville imaginaire qu’il décrit comme une « fête foraine sous acide« . Entre mélancolie et exaltation, de la contemplation passive à l’agitation extrême : chaque morceau est une nouvelle aventure, une nouvelle rencontre dans cette sorte de mégalopole futuriste. Rone portera bientôt ce nouveau disque sur scène, et si sa date du 13 décembre au Trianon est complète, vous pouvez toujours le retrouver au Zénith de Paris le 15 juin prochain. Les tickets se récupèrent à cette adresse !

 

Rone se raconte en 5 adresses parisiennes

 

1. L’endroit où tu aimais traîner quand tu étais plus jeune ?

 

© N/A

 

À l’Est. Dans le Xe, XIe, XVIIIe. Je traînais très souvent vers le Canal Saint-Martin où j’ai plein de merveilleux souvenirs. Il y a plein d’endroits magnifiques sur la rive gauche aussi mais…. ça fait un peu trop « musée » quand même.  Bien que parisien depuis toujours, j’ai la curieuse sensation d’être un touriste là-bas. Mais il faut croire que je m’intègre bien au décor car tout un bus de japonais m’a pris en photo à la terrasse d’un café un matin : je mangeais un croissant et ça devait bien faire cliché.

 

2.  Ton premier club à Paris ?

 

© Jacob Khrist

 

Le Rex club. Je devais avoir 18 ou 19 ans et j’ai pris une claque sur de la musique techno. C’était une ambiance moite et fascinante ! Je m’y suis rendu régulièrement ensuite. Je vivais dans une petite chambre de bonne pas loin, et avec une bonne dizaine d’amis, on avait pour habitude d’y finir la nuit… dans 9 mètre carrés ! Quelques années plus tard, c’est au Rex club que j’ai aussi fait mon tout premier live. Je ne l’oublierai jamais.

 

3. La salle où tu as adoré jouer ?

 

© Carsten Wilde

 

Il y a tellement de superbes salles à Paris, c’est très dur de faire un choix ! J’ai des souvenirs très forts de la Cigale, de l’Olympia et bien sûr de la Philharmonie de Paris. Mais je reste très attaché au Trianon. J’aime l’échelle humaine de la salle, elle permet une belle communion avec le public. Il y a un côté théâtral avec les balcons, les moulures… J’y joue d’ailleurs le 13 décembre, c’est complet et ça va être le feu.

 

4. Un lieu qui t’inspire ?

 

© N/A

 

Belleville. J’ai d’ailleurs donné le nom de ce quartier à un morceau sur mon premier album. Sinon – c’est un peu cliché mais… – marcher le long des quais de la Seine me fascine toujours autant. Ça peut débloquer des idées.

 

5. Selon toi, quel lieu nous manque cruellement à Paris ?

 

 

On manque d’un énorme parc. Un truc similaire à Tempelhof, ce vieil aéroport de Berlin reconverti en grand terrain de jeux où les gens font des barbecues, du cerf-volant, des fêtes… C’est un endroit situé en plein centre-ville mais isolé, coupé du bruit de la circulation, déconnecté du reste de la ville et du monde.