2017, les premières pistes

Tendances, rendez-vous, nouveautés… Deux ou trois choses qu’on entrevoit de cette nouvelle année.

Les voyants sont au vert

Comme il le fait depuis 17 ans maintenant, l’Institut Pantone a révélé en décembre dernier, ce qui serait « la couleur de l’année » à venir. En conclusion d’une étude minutieuse de la création actuelle comme de nos modes de vie, c’est un beau vert clair et vif, le « Greenery », qui s’est imposé cette fois. Une teinte positive et optimiste qui rappelle la nature, indispensable, et sa  renaissance au printemps, évoquant ainsi par extension, tous les nouveaux départs. Comme toujours associée à Pantone, la marque de peinture Tollens propose le vrai Greenery, qu’elle conseille toutefois d’utiliser par petites touches, quand on n’a pas choisi l’option d’un intérieur vraiment vintage. (34,95 € le pot de 1 litre).

Un hiver complètement « hygge »

Avant le printemps, il faudra passer l’hiver, qui sera définitivement placé sous le signe du « hygge », ce mode de vie à la danoise qu’on n’en finit plus d’applaudir. Transformé en tendance chez nous, cette manière de privilégier le bien-être, la convivialité, les atmosphères chaleureuses ou encore le goût pour les choses simples, venue d’un des pays les plus heureux du monde (voir le World Happiness Report de l’ONU), a surtout de notre point de vue, des airs de cocooning déculpabilisé. On adapte donc son intérieur en fonction, et on s’installe pour lire « Le Livre du Hygge », de Meik Wiking, fondateur de l’Institut de recherche sur le bonheur de Copenhague (éd. First).

On fait silence

Saturation d’images et de bruits, agitation permanente…  Parce qu’au vu de diverses enquêtes menées auprès des Européens, une pause s’impose,  l ’Observatoire du Salon Maison & Objet dont la prochaine édition se tiendra à la fin du mois, a choisi pour thème Le Silence. Ou comment un décor simple et allégé peut permettre d’apprivoiser un calme tout à fait inhabituel, et donc potentiellement anxiogène.  www.maison-objet.com.

Année électorale

Cette année, on s’abstient de s’abstenir et on vote pour la plus importante des élections. Pour encore s’en convaincre, on va voir à l’Espace Saint-Claude de la Galerie Perrotin le petit film « Elysée » de Laurent Grasso. Autorisé exceptionnellement à tourner dans le Salon Doré, bureau du Président de la République, l’artiste met en lumière ce qui n’est jamais montré, oppose le poids de l’histoire et le décorum de la fonction à la réalité de l’action. Sur une musique de Nicolas Godin de Air, on réfléchit à celui ou celle qu’on verrait vraiment investir les lieux.  Du 7 au 14 janvier, 10 impasse Saint-Claude, 3è. Durée du film :  16 minutes 29. Entrée libre.

Prénoms à suivre

S’ils étaient quelqu’un-uns à penser que, musicalement parlant, l’année 2016 était l’année de La Femme, 2017 sera pour tout le monde l’année des femmes, avec une flopée de solo girls à suivre. Particulièrement remarquée,  l’arrivée de quelques nouvelles venues, chantant en français et remettant au goût du jour, la coutume un brin rétro de ne se présenter que sous un (leur ?) prénom. Parmi elles, Schérazade, auteur d’un  premier EP Crise Humaine sorti en décembre, dont le titre éponyme s’est fait repérer par un clip réalisé par Elsa & Johanna, la pop-provoc Corine, ou encore Alys. Un peu à part, cette dernière, numérique et complètement virtuelle, donc (créée par la société VoxWave) aurait pour ambition de représenter la France au prochain Concours de l’Eurovision. Une victoire ?

Ode à l’imperfection

A grands renforts de « Je me suis réveillée comme ça » ou de « sans filtre », certes plus ou moins véridiques, la quête de la perfection esthétique perd doucement du terrain. D’où l’idée du concept-store Merci, de commencer l’année avec une grande exposition mode et maison consacrée à L’Imparfait, et sous-titrée comme il se doit Nobody’s perfect. De pièces diverses involontairement ratées, mais qui en deviennent précieuses à d’autres, déformées à dessein par des artistes,  en passant par des raccommodages traditionnels ou futuristes, mais en tout cas respectueux, on voit enfin  le beau là où on ne l’aurait pas cherché. 

Du 15 janvier au 4 février. 11 boulevard Beaumarchais, 3è.

Un futur radieux ?

La saison 1 ayant séduit un grand nombre de téléspectateurs, voilà livrée la deuxième saison de la série documentaire « Rêver le futur ». Au fil de dix nouvelles thématiques (l’art, la cuisine, la communication, le patrimoine, les villes…) et autant d’épisodes, émaillés d’interviews d’experts et de pros concernés  –  Nick Knight, Thierry Marx, Jeremy Irons… – , on découvre de manière passionnante, ce qui pourrait nous attendre en 2050. A partir du 27 janvier, à 20h55 sur Planète +.