5 petits hôtels cachés à Paris

Dormir à l’hôtel, c’est souvent sympa, mais dans un hôtel caché, c’est encore plus excitant ! Rien que pour la sensation d’être seuls au monde et d’être les premiers à y mettre les pieds. Avis aux aventuriers, nous avons sélectionné pour vous les meilleurs d’entre eux. Mais attention car pour espérer les trouver, il va falloir suivre les indications à la lettre !

 

La Maison Lepic Montmartre

Chambre Boris Vian dans l'hôtel Maison Lepic Montmartre
Chambre Boris Vian © Maison Lepic Montmartre

 

Oui, il y a bien un hôtel derrière cette porte bleue de la rue Lepic. Celle de l’immeuble n°54, où Vincent Van Gogh a vécu durant trois ans. Il suffit de traverser la cour pour découvrir ce pavillon en briques du début du XXe siècle, qui ressemble à s’y méprendre à une maison de famille. Et pour cause, il n’abrite que quatre chambres, toutes aussi charmantes les unes que les autres et dédiées à un personnage ayant vécu dans ces lieux. Très calme et apaisante avec sa décoration printanière soignée, la chambre Jacques Prévert donne sur le jardin. Un havre de paix lui aussi préservé des regards, où l’on nous sert avec le sourire le petit déjeuner. Une oasis dans ce quartier très fréquenté.

La Maison Lepic Montmartre
Pavillon A 54 Rue Lepic, 18e

 

Jules et Jim

<small>Jules et Jim ©lesbottinesrouges.fr<small>
Jules et Jim ©lesbottinesrouges.fr

 

Une devanture grise sans fantaisie, voilà ce que voient les yeux non avertis au numéro 11 de cette rue du Marais. Pourtant, derrière cette façade étroite sans écriteau, se cache l’un des hôtels les plus branchés de Paris. Conçu en lieu et place d’une usine de traitement de métaux précieux, ce dernier revendique son passé industriel, à coup d’acier, pierre et béton dans la déco. Aussi brut dans ses matériaux qu’arty, il multiplie les références au cinéma de François Truffaut, et propose de chouettes expositions photo. Mais le point d’orgue du lieu reste le très beau bar : une cour pavée dotée d’une cheminée et un espace intérieur des plus chaleureux où déguster des cocktails maison digne de ce nom.

Hôtel Jules & Jim
11 rue des Gravilliers, 3e

 

L’Hôtel Particulier Montmartre

<small>Hotel particulier montmartre ©Jefferson Lellouche<small>
Hotel particulier montmartre ©Jefferson Lellouche

 

Pour passer le portail en fer forgé qui préserve cet hôtel de Montmartre des curieux, il faut y être invité : soit parce que l’on a réservé une chambre pour la nuit, soit parce que l’on veut profiter de son bar exotique, le Très Particulier. C’est seulement à ce prix que l’on peut découvrir cet hôtel qui, avec ses cinq suites, est à la fois le plus secret et l’un des plus petits de Paris. Mais le jeu en vaut la chandelle ! Entre belle hauteur sous plafond, clins d’oeil insolites et véritables œuvres d’art, on croit entrer dans un cabinet de curiosités voire dans un musée. Quant au jardin dans lequel on peut aussi s’attabler, il mérite en lui-même la visite, tant il est étendu et paisible…

Hôtel Particulier Montmartre
Le Très Particulier – Du mardi au samedi de 18h à 2h
23 avenue Junot, Pavillon D, 18e

 

L’hôtel Villa Bohème

<small>©Villa Bohème<small>
©Villa Bohème

 

Dans ce quartier propice à l’intimité, à quelques pas du musée de la Vie romantique et de Pigalle, l’hôtel Villa Bohème ne détonne pas. Ce boutique-hôtel est accessible par une allée piétonne, qui donne immédiatement la sensation d’avoir déniché une adresse secrète. À l’intérieur, l’atmosphère est mi-romantique mi-bohème : la suite Deluxe comporte un jacuzzi et un ciel étoilé pour une nuit des plus sexy. Mais les adeptes d’évasion préféreront peut-être la suite Bohémia, son décor de roulotte tzigane et sa splendide vue sur les toits de Paris.

Hôtel Villa Bohème
2 bis Cité Pigalle, 9e

 

L’hôtel des Grandes Ecoles

Hôtel des Grandes Ecoles à Paris
© Hôtel des Grandes Ecoles

 

Il faut s’éloigner de quelques pas de la rue névralgique du quartier, la fameuse rue Mouffetard, pour espérer le trouver. Puis ouvrir un portail et progresser sans crainte dans une petite allée pavée. Là, sous nos yeux ébahis, se tient un hôtel tout rose, digne d’une maison de campagne : l’hôtel des Grandes Ecoles. Deux bâtisses se faisant face au beau milieu d’une cour bucolique, où les pensionnaires sirotent un thé à l’ombre des parasols. Dans les chambres au charme désuet, pas de télévision, on vient avant tout ici pour se retrouver. Quitte à se perdre un peu dans les ruelles du quartier au moment d’arriver…

Hôtel des grandes écoles
75 rue du Cardinal Lemoine, 5e