5 secrets pour se remettre des fêtes

Les fêtes de fin d’année : on les redoute autant qu’on les attend. Mais qui songe au jour d’après ? Post-cotillons, post-cuite, post-dinde trop cuite, post-règlements de comptes familiaux impliquant un couteau à huître émoussé et un foie gras pas assez truffé, nous nommons, le soir du 1er janvier. Voici nos cinq astuces éclectiques pour vous remettre en mode play, aussi sereinement que possible.

 

#1 Le Pigalle : pour rester sur sa lancée

 

© Le Pigalle

 

Une planque, un hôtel, un bar, un restaurant, un cocon, au cœur du plus frénétique des arrondissements, Le Pigalle, c’est tout cela. Oiseaux de nuit et belles de jour urbaines s’y croisent, tous mus par une envie toute parisienne de vibrer au rythme du quartier interlope par excellence, tout en se laissant gagner par une soudaine langueur. On y planifie sa soirée en piochant dans une carte éclectique aux propositions gastro-snacking alléchantes. Vers minuit, légèrement gris, on sirote un énième cocktail et essuie quelques pas de danse au son d’une platine chauffée à blanc ou d’un juke-box confidentiel, prêt à battre le pavé, vers une nuit que l’on étire jusqu’à l’épuisement. Se refugier dans la fête pour guérir des fêtes, vaste et idéal programme !

Le Pigalle
9, rue Frochot, 9e .
Tlj de 7h à 2h. Tél. : 01 48 78 37 14. welcome@lepigalle.paris

 

#2 LEE FIELDS & THE EXPRESSIONS : pour retrouver le groove

 

Le monsieur est une légende, pas moins. Carrière débutée il y a plus de quarante ans, il rencontre un succès fulgurant sur le tard, le plaçant comme l’une des plus grandes pointures de la scène soul. Little JB, comme on le surnomme affectueusement (rapport au titre de James Brown interprété lors d’une audition), avec son timbre chaud et classieux, saura vous replonger avec un optimisme tout neuf dans la nouvelle année, sans même forcer. Pour cela, Lee Fields connaît la recette par cœur. Et vous aussi, bientôt… L

LEE FIELDS & THE EXPRESSIONS
Samedi 27 janvier 2017 à 20h (1ère partie : Lady Wray).
L’Olympia, 28, boulevard des Capucines, 9e . Places : de 39,50 € à 60 €. Tél. : 0 892 68 33 68.

 

#3 CIRKAFRICA 3 : pour les étoiles plein les yeux

 

Loin de l’image des numéros de clowns datésimpliquant des animaux mal-en-point, qui ont pu éloigner un certain public des chapiteaux, le troisième volet de la création du Cirque Phénix fait figure d’outsider. Ce ne sont pas moins de quarante artistes qui sont attendus, pour un spectacle total autour duquel toutes les générations se réuniront sans mal. Danseurs, musiciens, acrobates, cracheurs de feu, chanteurs, jongleurs embarquent le spectateur pour un nouveau voyage à travers le Nord du continent africain, du Maroc à la Tunisie, en passant par l’Algérie et le mythique Sahara. De la créativité et de la féérie en perfusion, nous, en janvier, on prend !Le Cirque Phénix présente : CirkAfrika 3, des rives de Zanzibar aux portes de l’Orient,

CIRKAFRICA
3 Du 18 novembre 2017 au 21 janvier 2018.

Lundi 1er janvier 2018 à 16h, puis du mercredi au dimanche à 15h et 20h selon les jours (relâche les 11, 17 et 18 janvier 2018).
Pelouse de Reuilly, 12ePlaces : de 19 € à 99 €. Tél. : 01 45 72 10 00.

 

 

#4 ONZE HOME : pour chiller en paix

 

Concept-store cosy et chaleureux, ONZE HOME s’inscrit dans la veine de ces lieux multifacette dont on ne parvient pas à décoller. Une fois passée l’entrée arborant un auvent jaune vif, le visiteur sait
immédiatement qu’il va s’y plaire, muni d’un bon café (Coutume). Pensé comme l’expression du caractère afropolitain de la Ville lumière, son créateur, Alain Hamada, a réussi le pari de créer une oasis avant-gardiste, enserrée entre les Buttes-Chaumont et Belleville. On
ressent une irrésistible attraction pour la sélection pointue d’objets de déco, d’œuvres d’art (expo photo mensuelle), et vêtements de créateurs inédits. Une parenthèse enchantée incontournable.

ONZE HOME
21, rue de la Villette, 19e
Du mardi au samedi, de 11h à 19h (le dimanche jusqu’à 18h).
onzehomeabc@gmail.com

 

 

#5 « à Paris » : pour (re)tomber en amour

 

 

En ouvrant ce beau livre, des frissons parcourent la nuque et s’achèvent en un large sourire, tandis que les pages se tournent. Vivier de joie pure, on souhaiterait cet ouvrage infini, alors que se succèdent les portraits de femmes inspirantes. Leur point commun ? Vivre au rythme de la capitale.
Les mots de Lauren Bastide servent parfaitement les clichés de Jeanne Damas, créant une jolie chorégraphie poétique, que l’on dévore d’un trait, constellée d’adresses que l’on se soufflera à l’oreille. On se surprend à relire certains passages comme si, déjà, on tenait là le classique de notre rentrée.

« à Paris », de Jeanne Damas, avec Lauren Bastide.
Ed. Grasset, 24 €.